samedi 18 décembre 2021


« - Que tu le veuilles ou non, t'es un Ramirez, putain d'merde ! On gagne notre vie en butant des connards, point barre. »

Qui parviendra à flinguer... la rockstar du S. A. V. ? Falcon City est en émoi. Le lancement du Vacuumizer 2000 s'est transformé en une scène de crime macabre. L'inspecteur Eddy Vox est persuadé que le coupable n'est autre que Jacques Ramirez, un salarié de la Robotop fraîchement nommé "employé de l'année" . Quant aux hommes du cartel de Paso del Rio, ils n'ont pas dit leur dernier mot... 

C'est avec l'aide inattendue de deux célébrités en cavale que Ramirez parvient à leur fausser compagnie ! Alors qu'il avait planifié un week-end mémorable à Stone Creek, il se retrouve embarqué bien malgré lui dans une chasse à l'homme aussi explosive que pittoresque.

L'occasion idéale pour régler certains conflits familiaux et profiter des richesses qu'offrent l'Etat d'Arizona. Dans ce décor majestueux, nombreux sont les candidats qui courent après Ramirez.

Il est des retards qui sont plus impardonnables que d’autres. Il y a quelque temps déjà que j’ai continué à m’enthousiasmer devant le sens de l’esquive improbable du plus célèbre réparateur d’aspirateur du neuvième art. Mon retour enthousiaste de lecture a donc tardé à inonder Instagram de ses louanges embarrassantes.

C’est que c’est chiant le dithyrambe merdum, le panégyrique lasse c’est ainsi.

Nicolas Petrimaux n’y met pas du sien, il faut bien le dire. Je délationne mais quand même... Il reste dans la droite ligne de l’éclatante réussite du premier acte tout en poussant la palette graphique un poil plus loin.

Ce tome 2 confirme la qualité d’écriture de cette BD, ce qui ressemble à un chaos acidulé est un modèle d’entropie régulée où les cadavres s’entassent certes mais respectant une logique déviante et radicale. Car c’est parfois d’une radicalité certaine ce Il faudrait vraiment flinguer Ramirez, qu’on en revient sur certaines planches pour confirmer, hélas, le remplissage inattendu de sacs mortuaires.

Toujours rythmé par ces réclames décalées, absurdes et hilarantes (ah le burger de la mort Maxi Bidosh Ultrachiz 860 !!!), ces pastilles forcent à peine le trait pour nous rappeler tout ce qu’il nous faut absolument acheter, ce dont nous n’avons aucunement besoin et à peine envie.

Cet opus est enfin l’occasion de souligner le gros gros taf abattu. L’ami Nicolas de la première case à la dernière bulle est seul sur la planche à dessin et certaines pages sont d’une beauté étourdissante.

Bref, Il faut flinguer Ramirez acte 2 va au-delà de la confirmation, il prend une ampleur insoupçonnée et dépasse la déconnade flingueuse. Se desquamant de toutes références encombrantes, Ramirez en devient une elle-même, preuve en est les quelques sous-produits qui configurent le papier Canson en surf improbable pour prendre la vague du succès.

Tous les signaux sont au vert, enfin rouge sang, pour un plaisir de bulle phénoménal et surtout, surtout, aucune agrafeuse n’a souffert durant la réalisation de cet ouvrage et ça...

0 commentaires :

Enregistrer un commentaire