mercredi 4 octobre 2017


Dans Road movie, ce qui compte c'est Road...
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Hello les filles. 

La saison sérielle touche à sa fin et cette année la récolte fut moindre que l'année dernière. 

Est-ce un coup d'j'sature ? Moins de temps, d'envie donc moins de série visionnées et un panel moins représentatif ? J'y reviendrai dans mon prochain top annuel mais parlons donc de ce qui s'annonçait comme le kif de l'été et qui retomba comme un missel pas cuit.



Après une saison 1 réussie mais passablement démontée par les amateurs du comics, les showrunners (Seth Rogen en tête) étaient attendus au tournant. Plus de fun, d'irrévérence, plus de loin dans le tout. 

Délaissant leur bled du Texas, les trois compères se lancent sur les routes pour trouver Dieu qui a démissionné. Armé du pouvoir de Génésis, qui lui permet de se faire obéir de tout le monde, y compris Dieu !, le pasteur Jesse Custer est bien décidé à lui demandé des comptes, une explication franche et virile...



Ce bon pasteur, toujours incarné impeccablement par Dominic Cooper, prend plus d'ampleur dans cette saison 2. Il est le véritable pivot de la série et laisse moins de place à ses partenaires. Ce n'est pas si mal, son relatif retrait en première saison aurait eu du mal à perdurer. 

Le casting est nickel. Rien à redire. 

Que ce soit Ruth Negga, actrice talentueuse, bourrée d'un charme sexy et badass :



D’aucuns (surtout d'aucune arf...) estiment qu'elle est bien bien pénible avec ses états d'âmes et ses digressions mais bon l'actrice fait avec ce qu'on lui donne à jouer et elle le fait bien. Son perso, Tulip, a le mérite d'exister. 

Par tronque, Joseph Gilgun, toujours réjouissant en vampire queutard dépravé toxico...



Cassidy est sacrifié. L'ami Joseph se débat avec une partition pauvrette. Là est le principal scandale de cette saison 2 de PREACHER à mon sens. Il ne sert à rien Cass', pire il se consensueliserait presque (presque...). Le dilemme qui se noue avec son fils est proprement interminable. 

Oups...

Merdum... 

Je spoile...



Parce que ça ne va pas s'arranger..

...

...

...

Tout n'est pas à jeter dans cette saison 2 de PREACHER. Le début est réjouissant. La fusillade du premier épisode est bluffante avec des trouvailles de mise en scène miam miam glop glop.

Par tronque, quand leur quête divine les conduit à La Nouvelle Orléans... La série est à l'image du morceau de jazz en rupture de ton et d'harmonique qu'écoute Jesse : chiante !

Voilà nos héros enlisés dans le Bayou et comme il y a 13 (pourquoi ?) épisodes à tenir.... On digresse, on remplit.

Les détours scénaristiques en Enfer où l'on suit l'évasion d'Eugène (aidé par un Hitler en pleine et hypothétique rédemption !) sont soit balourds soit moyens.

Là où PREACHER tient sa promesse en revanche, c'est l'irrévérence. Ils y vont à fond. Qu'on en juge : 

- Dieu s'est incarné en homme chien...



... Engoncé dans son costume de latex, il sert de sextoy pour fan pervers(e) des 101 DALMATIENS dans une arrière salle glauque d'un bar miteux de la Nouvelle Orléans. Un Godog en quelque sorte.

- Jésus a décidé de s'en payé une tranche avant sa crucifixion et fait l'amour toute une nuit durant avec une villageoise du coin, draguée sur un marché. Il a une descendance : le Graal. On s'éloigne ensuite du Da Vinci code car la 26ème génération, celle de la série, le dernier Jésus en date est un peu... Et bien...



... Dégénéré. Les ravages de la consanguinité. Entartré de la cafetière, il fait pipi dans les coins, défèque dans sa tunique et se soulage sur les jambes de ses visiteurs. 

Si l'on ajoute un Hitler presque sympa (mais en fait non, faut pas déconner non plus), PREACHER ose mais ne récolte pas le buzz espéré ? Je n'ai pas entendu de saines colères sur les réseaux sociaux où ailleurs. L'irrévérence a t-elle fait plouf ?

Peut-être doit-on y voir, tout compte fait, que PREACHER n'est pas si aventureuse ? La vision biblique y est confortée in fine. Dieu existe. Son fils, sacrifié pour le bien de tous, itou. 

Une série véritablement athée représente la provoc' ultime, l'ultime frontière que l'on se garde bien de franchir.


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