dimanche 26 janvier 2025
La happe
Quand la magie opère
« La vérité était qu’il en avait marre. Il en avait asse de l’arrière-goût de sang dans la bouche, de l’odeur de merde, de la crasse et des relents douteux, de l’obscène flaccidité des corps, des troubles relents de tripaille et de faisandé qui collaient à la peau et aux vêtements des heures durant après. Il en avait marre de l’odeur de formol et de puer la mort. »
Ici se nichent des endroits secrets
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Thibaud Eliroff
« Le plus étonnant, c’est que j’ai cru dur comme fer à son histoire tant qu’il nous la racontait. Ce n’est que lorsque sa voix s’est tue que j’ai compris que je venais d’être enterré sous le plus gros tas de conneries que quiconque ait jamais pelleté. »
La tentation de l'impudeur
Traduit de l’anglais par Fanchita Gonzalez-Batlle
« Dites-moi honnêtement, capitaine. En dehors des missionnaires, combien avez-vous rencontré de vos concitoyens réellement heureux ? Ils maudissent les indigènes et le climat, passent leurs journées, imbibés de Gin dans le splendide isolement de leurs clubs, et pourquoi ? Pour pouvoir vivre avec la prétention d’être ici pour le bien des indigènes.
Tout cela est un mensonge, capitaine. Et c’est à nous-même plus qu’aux Indiens que nous mentons. Ceux d’entre eux qui sont éduqués, poursuit-il en indiquant Banerjee, nous voient tels que nous sommes, et quand ils demandent l’autonomie nous prétendons ne pas comprendre comment ils peuvent être aussi ingrats. »
Ceux qui reviennent
Traduit de l’américain par Johan Frédérik Hel Guedj
« Nous cherchons à donner une cohérence -un sens- aux évènements chaotiques de notre existence. Nous compulsons les images brutes de nos souvenirs, nous sélectionnons, nous enjolivons, nous effaçons. Nous ressortons grandis des histoires que nous racontons, afin de mieux vivre avec ce que nous avons ou n'avons pas fait. Mais ces hommes croyaient que leurs vies mêmes dépendaient de ces récits. S'ils échouaient à proposer une version convaincante des faits, ils risquaient de finir pendus ou ligotés à la vergue d'un navire. »
Sus au nécessaire
Traduit du lituanien par Marielle Vitureau
« L’être tout juste né n’a que faire de sa nationalité... Il veut manger... Ensuite, il commence à se souiller... À crier, exiger... De la nourriture, de l’air, de l’attention... Le défunt n’a que faire de sa nationalité, il n’exige plus rien. Il n’a pas plus d’égard que ce qu’il a mérité durant sa vie. La valeur que les autres lui attribuent... Six planches et une poignée de sciure. »
La récompense
Traduit de l’anglais par Jean-Paul Gratias
« Ces histoires sont celles du Patient X dans l’un de nos châteaux de fer. Il les raconte à tous ceux qui ont le temps de l’écouter et de lui prêter une oreille attentive. »
Ni bleue ni rouge
Traduction : Emmanuelle et Philippe Aronson
Fangeville et Zarbiland
Traduction : Sophie Aslanides et Séverine Weiss
Voigt-Kampfé, haut la main mécanique
Séquençage d'un lynchage
Traduit de l’anglais par Marcel Duhamel et Jacques-Laurent Bost, heureusement révisée par Michael Belano
L'après perpétuel
« Celui qui croit qu'une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »
Ô frères inhumains
« Ceux qui diront que la guerre, ce n’est pas émasculer des prisonniers, tuer des enfants, violer des femmes ou des gamines, exécuter des vieillards, couper les doigts des cadavres ou des blessés pour voler leurs bagues, ceux-là n’ont jamais fait la guerre. »
Dans les pa(ge)s du Seigneur
Traduction : Christophe Mercier
« Je déteste la violence. Je la détestais à cette époque ; je la déteste aujourd'hui. Je déteste encore plus les gens qui en font l'éloge et prennent plaisir à en parler. »
Trio bravo
Le fond de l'air effraie
Traduction : Sophie Bajard



















