samedi 18 décembre 2021

Recettes éprouvantes

Traduction : Remi Cassaigne

« C’est la nuit des voleurs et que celui qui est assez stupide pour chercher son plaisir se conforme à ses règles et s’en prenne à lui-même. La folie règne à Stockholm, lui résister n’est que vanité. »

Le mystère Burke



Traduction : Christophe Mercier

« L’ivrogne va à l’essentiel. Une forme chimique du sac et des cendres devient son blason. Il boit jusqu’à en perdre conscience, se relève et vide un autre verre de whisky qu’il fait passer avec une caisse de Tuborg ou deux litres de gros rouge puis répète le processus jusqu’à ce qu’il pénètre dans ce qui s’appelle une psychose alcoolique, se glisse entre les dents un double canon calibre douze, comme l’a fait Hemingway, et laisse sa famille nettoyer la pièce. »

Keeper

 


Traduction : Alexandre Prouvèze

Que toutes ces putains de féministes aillent se faire foutre. Le féminisme est un cancer.

Deakong

Traduction : François Happe

« Il n’y a qu’une chose à croire : une personne de couleur dans une pièce, c’est bien, deux c’est comme s’il y en avait vingt et trois signifie qu’on ferme boutique. »

Tumeur et balistique

Traduction : Laura Derajinski

« Le soleil était pareil à un œil injecté de sang dans la poussière. »

Nobody's perfect

Traduction : Marguerite Capelle

« - Je veux dire, répond Billy, qu’avec ce film je ne peux vraiment pas perdre. Si c’est un franc succès, c’est ma revanche sur Hollywood. Si c’est un flop, c’est ma revanche pour Auschwitz. »

Dommaaaaage


Traduction : Jean-Christian Bouvier, Jean Viala & Jean-Paul Gratias

« Sa femme, Kazuko, était une bonne cuisinière et ils formaient un couple tranquille, sans enfant. »

Le paysage et les âmes

Traduction : Sarah Amrani

« [...] un cercueil vide attend toujours que quelqu’un le remplisse. »

Soneri et l'Italie

 

Traduction : Florence Rigollet

« Cette ville est en morceaux et on ne trouve plus les débris. »

Relire nos classiques

Traduction : Sarah Amrani

Le fleuve, d'habitude, rend toujours ce qu'il prend. Mais ici on dit que celui qui ne sait pas nager de son vivant ne flotte pas non plus quand il est mort.

Les brumes de l'histoire


Traduction : Florence Rigollet

« Voleurs de sables ou de poissons, tout le monde pillait le fleuve sans jamais ne rien lui donner. »

Retard de retour


« - Que tu le veuilles ou non, t'es un Ramirez, putain d'merde ! On gagne notre vie en butant des connards, point barre. »

Diptyque irlandais 2


Traduction : Sophie Asnalides

« [...] il y avait tellement de contradictions qui fourmillaient dans ma tête. Tellement de soupçons. Des événements pendant ces années, des choses que j’avais remarquées et ignorées, mais qui me hantaient, encore aujourd’hui. Avais-je une part de responsabilité là-dedans ? »

Ode à Littell


Traduction : Natalie Zimmermann

Son crédo voulait qu’il n’y eût place que pour une seule vérité et qu’elle fût identifiable – mais une fois qu’on l’avait découverte, qu’advenait-il ? Connaître les capacités d’un ennemi vous donnait-il la moindre indication sur ses véritables intentions ? L’ennemi se dotait-il de certaines capacités dans le but de s’en servir un jour ou simplement pour que vous pensiez qu’il pourrait le faire ? C’est là que résidait la faille essentielle du travail de renseignement ; une faille qui plongeait nombre de ses professionnels dans une incertitude paralysante.

Diptyque irlandais

 


Traduction : Laure Manceau

Je l’aime bien ce Lee McPhail. J’en ai pas envie, mais c’est plus fort que moi. Joyeusement immoral, et du mépris à revendre pour tous les camps des absurdes guerres de religion qui secouent l’Irlande du Nord. Pour lui, le nationalisme est un vestige pervers du XIX° siècle, et le plus tôt les gens commenceront à penser à eux avant de penser à leur pays, le mieux ce sera.