Le sentiment de culpabilité ne grandit pas. C’est un mensonge, chéri par les romantiques et les romanciers avides de sensationnalisme. Il ne grandit pas, il disparaît. S’il existe, c’est dès le début. C’est un mélange de culpabilité et d’horreur. Il est possible, rarement mais parfois, que cette combinaison conduise le criminel à se rendre. Mais avec le temps, ça lui passe. Il apprend à vivre avec, il oublie. Il se félicite même d’avoir échappé aux conséquences de son acte.