mardi 31 octobre 2017

Forcément sublime


"Les gens vraiment gentils, quand ils commencent à atteindre un âge avancé, réagissent avec un tel sentiment de révulsion devant les horreurs qu'ils affrontent qu'ils préfèrent en général se suicider. Il n'y a que nous, les types légèrement malveillants, qui réussissons à survivre à cette prise de conscience, et à trouver une sorte de plaisir - ou du moins de satisfaction - à regarder comment la dernière génération, ou l'espèce tout récemment évoluée, trouve le moyen de redécouvrir et de reparcourir les sentiers battus menant au désastre, à l'ignominie et à la honte, alors que nous avions naïvement cru qu'ils étaient devenus impraticables.

- Donc, au fond, vous restez dans le coin pour nous regarder nous foutre dans la merde ?

- Oui. C'est une des rares constantes garanties dans la vie."

dimanche 29 octobre 2017

Morlock au Congo


"Voici un conte : Un serpent affamé s'approche d'un oisillon, l'oisillon voit venir le serpent. Pourquoi l'oisillon ne fuit-il pas ? 
Parce qu'il veut connaître la fin du conte."

samedi 28 octobre 2017

Mode d'emploi


"Ira-t-on bientôt jusqu'à demander des comptes aux romanciers pour les victimes qu'ils ont sacrifiées sur le papier ?"

Son année


"La vie est une fête foraine de merde et les lots à la clé sont à chier."

lundi 23 octobre 2017

Une gueule d'atmosphère


"L'homme n'est pas fait pour commencer à travailler après minuit , point final , et rien à battre du tarif de nuit ."

dimanche 22 octobre 2017

Ni boulot ni dodo


"Celui qui trouvera en lui-même assez de patience et de courage pour toute sa vie scruter les ténèbres sera le premier à y apercevoir un éclat de lumière."

vendredi 6 octobre 2017

Ils l'ont tué


"En fait, une curieuse prémonition m'avait amené à penser, quelque part dans un coin de mon esprit, que la mort de mes deux parents était liée à celle des Kennedy. Cette prémonition, que l'on pourrait tout aussi bien considérer comme une illumination, datait de mon adolescence, et c'est elle qui m'avait orienté vers des études d'histoire contemporaine où je m'étais spécialisé dans "la passion Kennedy", titre de mes travaux. "Passion" s'entendait comme le martyre des deux frères."

jeudi 5 octobre 2017

Escalier pour l'echafaud


"La Mort arrive à neuf heures du matin.
Ryô Kihara le savait. Une fois seulement, il avait entendu ses pas.
Ce jour-là, il avait entendu le bruit sourd d’une porte en métal grinçant sur ses gonds, semblable au grondement du tonnerre. Quand l’air avait cessé de vibrer, l’atmosphère dans sa cellule avait changé du tout au tout. Les portes de l’enfer s’étaient ouvertes, et le véritable effroi, celui qui ne laisse même pas le corps frémir, s’en échappa. Le couloir silencieux résonna bientôt d’une multitude de pas : une file de gardiens avançait, plus longue et plus rapide que Kihara ne l’aurait imaginé. 
- Ne vous arrêtez pas !
Le prisonnier était incapable de regarder la porte. Assis, comme il se doit, à genoux au milieu de sa cellule de confinement, il fixait ses doigts tremblants sur ses cuisses.
- Ne vous arrêtez pas, pas pitié !
Une puissante envie d’uriner afflua dans son bas-ventre. Plus les pas approchaient, plus ses genoux tressautaient. Il ne pouvait empêcher sa tête trempée de sueur de s’incliner vers le sol. 
Le bruit des semelles battant les carreaux du couloir s’intensifia. Jusqu’à atteindre sa cellule. En quelques secondes son cœur sur le point d’éclater fit circuler son sang à une vitesse folle, au même rythme que les poils se dressaient sur sa peau.
La procession ne s’arrêta pas. "

mercredi 4 octobre 2017

Road mou movie


Dans Road movie, ce qui compte c'est Road...

L'amour du travail bien fait



"Je n'ai jamais souhaité tuer. J'ai eu une fois le désir d'être un mari et un père soutien de famille, pas un tueur. Oh, et puis il faut savoir s'adapter aux changements, comme on dit."