vendredi 27 mars 2015

Erratum : P(louf)owers

J'suis pas content, MicMac, pas content du tout...
Ahem...

Il a quelques raisons, WW, d’être chiffon. 

Je vous avais conté les bienfaits, certes peu étendus mais quand même,  de la série POWERS.

En fait c'est Ploufwers, car plouf fait la bouse qui tombe et éclabousse. 

Les deux derniers épisodes sont un vigoureux virage vers le pathético-neurasthénico-kitscho-nanawak !

Attendons... L'averse de bousasse va bien finir par se calmer ? Pas certain...
Le showrunner s'est barré avec la caisse ou quoi ? C'est tourné avec le budget de l'amicale des siffleurs de pipeau de Moncul sur La Commode ou bien ? 

C'est dommage parce que l'on sent un vrai potentiel, une vraie histoire...

Bref je me suis bien planté mais j'ai décroché un prétendant aux bouzawards. 

C'est déjà ça !

mercredi 25 mars 2015

Po(p)wers


Salutations les filles.

Dissertons présentement d'un sujet légèrement envahissant : les super héros. 

On en bouffe de l'encapé hein ! On en croque du collant moulant, de l'armure en bakélite (aucune foutue idée de ce que peut être la bakélite). Ce n'est pas  proche de se calmer avec la déferlante Avengers qui va tout brûler sur son passage, comme les Huns, les tickets de cinémas ne repousseront pas et les dollars se multiplieront.

Or si sur grand écran, les surhumains cartonnent, ils sont bien plus poussifs sur le petit. GOTHAM a totalement foiré sa première saison, AGENTS OF SHIELD ne survit que grâce à l'aura des films Marvel et objectivement ce n'est pas bien fameux.

Les super héros n'ont pas complètement réalisé leur mue, si vous voulez mon avis, et passent encore pour du passe temps bourrin pour cerveaux grandement disponibles. 

Profitons en pour vénérer Alan Moore et ses WATCHMEN qui ont fait grandir les super héros. Il les a fait passer à l'age adulte. J'y reviendrai à WATCHMEN, closons là la parenthèse. 

Quand j'ai vu débarquer la nouvelle série estampillée nanas et mecs qui excèdent un peu la moyenne, je me suis dit boooooooooooooof...


Bienvenue dans un monde où les super-héros sont légion et parfois en délicatesse avec les autorités. Voleurs, arnaqueurs et même parrains de la mafia, certains de ces personnages dotés de pouvoirs exceptionnels n’hésitent pas à franchir la ligne jaune. 

Pour les faire rentrer dans le droit chemin, une division spéciale – baptisée Powers – a donc été créée. Composée d’une jeune policière et d’un détective aigri qui était lui-même un super-héros avant de perdre ses pouvoirs, elle a du pain sur la cape !

Initialement prévue sur FX la petite soeur de la Fox, POWERS a été un temps abandonnée avant d'être récupérée par Playstation. Donc Sony. Donc une force de frappe financière potentiellement phénoménale.

Hum... Le budget pharaonique  les effets spéciaux qui décoiffent, ça ne sautent pas vraiment aux pupilles les aminches. Un peu comme AOS, POWERS est un brin cheap.

Le casting par tronque est un poil plus convaincant que chez Coulson et cie. 



Rien d'étincelant non plus mais ils tiennent honnêtement la barque à frites. Et cela nous évite les flottements gênants des athlètes du Shield. 

En outre, le plus de POWERS, c'est que l'on a des méchants clairement identifiés et un peu moins tartignoles. L'impeccable Eddie hazzard (le chevelu poupin échappé d'un groupe de Hard Rock de la fin des années 80) qui dans le role de Wolf s'éclate et éclate. Son complice (?) Johnny Royalle (tout à droite) est incarné avec une certaine jubilation sobre par Noah Taylor.

Au premier plan enfin, z'avez la crevette. Sharlto Copley. Mais si le transformiste de ce très bon film


DISTRICT 9 : excellent...
Dans la peau du mec aigri, brisé, qui a perdu ses pouvoirs, qui marche au lieu de voler, il s'en sort pas trop mal. Rien d'exceptionnel. Par tronque sa partenaire est transparente il me semble. Son rôle va peut-être s'étoffer, à charge de l'actrice d'élever le niveau...

Finalement le plus intéressant dans POWERS, c'est le scénario et le ton. Tiré d'un comics que je n'ai point lu mais qui a une excellente réputation : 



Les dessins sont plutôt pop et la série s'en ressent et adopte vite un ton acidulé dans les images mais une tonalité plus sombre dans le propos. 

Le déroulé des premiers épisodes se calent aussi sur cet art de l'ellipse propre aux comics. 

Entendons nous bien, ce n'est pas une fusée cette série. On ne vole pas parmi les aigles mais on ne se dandine pas non plus parmi les manchots. 

Pour peu que l'on se focalise sur les méga vilains, que l'on s'intéresse au passé tourmenté du détective Walker anciennement Diamond, que l'on oublie les affèteries crispantes et le devenir de l'ado dont on se carre franchement le trognon... Ça peut le faire... 

Et pour une série de super héros adulte, avec une trésorerie un peu plus conséquente et une mise en scène à la hauteur du sujet ? 

Patience ? plus pour longtemps : le 10 avril...

Un j'ton sur celle là ? :


mardi 24 mars 2015

La folie faite roi


Salutations les filles.

Je dois vous avouer, je suis une vraie tanche parkinsonienne en dessin. Demandez moi de croquer une voiture et vous vous retrouverez avec un skate board schématique ou une soucoupe volante aplatie.

La misère.

C'est pourquoi, je suis franchement admiratif devant ces dessinateurs qui te chiadent une dédicace à main levée, d'un seul jet ! 

Ce que fit pour moi Richard Guérineau qui a adapté (magistralement) le bouquin de Jean Teulé (excellent !) sur Charles IX, roi de France calamiteux qui sous la pression de sa mère Catherine de Médicis approuva le massacre de la Saint Barthélémy.

Richard Guérineau est le dessinateur du CHANT DES STRYGES, fameuse BD pour ce(ux)lles qui connaissent. Autant vous dire que ce n'est pas le pingouin de l'année, il sait manier le pinceau, le bougre. 

Le dessin de CHARLY 9 est précis, aérien et parfois franchement inattendu. Telles ces planches en plein mitan où CHARLY 9 est tracé comme un Johan de JOHAN ET PIRLOUIT de Peyo, très curieux, mais cela fonctionne. 

L'on est ainsi balancé en permanence entre le tragique, la bouffonnerie et une étrange compassion pour ce jeune homme, arrivé par hasard sur un trône qu'il n'a pas désiré.

Il va sombrer dans la folie, n'assumant pas son acte, sa faiblesse. Et l'oeuvre de Richard Guerineau, souvent teinté de rouge, accompagne la folie de cet homme.


Dans une succession de chapitres courts, tragiques, parfois quasiment burlesque, on réalise que l'on tient entre ses mains une BD curieuse, hors norme et saisissante. 

Ce n'est pas Charly 9 que l'ami Richard (fort fort sympathique) m'a tracé mais Henri III qui va le suivre : 


Son nouveau portrait d'une Majesté bien cintrée. 

J'en serai !

Tenir la baraque


Le président se tient devant la véranda. Les portes fenêtres aussi grandes que l'arche d'un pont levis. Il se remémore ce que le vieux lui avait dit dans le temps jadis. Le vieux. Le premier du parti à avoir posé son vaste cul sur le Fauteuil. 

"Souviens toi mon bon F... Conquérir ce n'est rien. Mais savoir que faire de sa conquête  ; là est ce foutu nœud gordien !"

'Tin de sentence à la con ! N’empêche qu'il avait raison ce vieux fripon fripé.


Bien le bonjour Mesdamessieurs. 

Bienvenu(e)s sur les parquets cirés, les marbres immaculés et dans les costumes sur mesure. Dans le monde de Frank Underwood. 

J'ai déjà mentionné tout le bien que je pensais de HOUSE OF CARDS. La série politique initiée par David Fincher. L'une des séries à la mise en scène la plus soyeuse. Froide, cruelle et cynique.

Mais avant d'aller plus loin...


Va y avoir du spoiler craquant gourmand les aminches. Ça va cruncher méchamment !

...

...

Nous avions laissé Frank Underwood dans le bureau présidentiel, arrivé au pouvoir suprême sans passer par les fourches aléatoires de l'élection.

Imp(la)eccablement épaulée par sa femme superbe et glaciale, le couple démoniaque y est enfin ! Frank a éliminé systématiquement ses concurrents, certains physiquement.

Logiquement la série aurait pu s'arrêter là. C'est pourquoi l'annonce de la saison 3 laissait présager le pire...

Entendons nous bien les filles. J'aime beaucoup HOC. Mais ce n'est pas easy visionning. Loin de là. La saison 2 complexifiée, parfois jusqu'au ridicule, était déjà ardue. En outre la réussite étincelante de Frankie et Claire mettait à mal mon désir de justice immanente. 

Et puis...

Ce début saison 3 réussi. 

Tu les a les clés de la baraque Frank. Tu es président et tu ne peux plus tripatouiller comme avant. Déjà tu es exposé comme jamais, tu es scruté en permanence et tu ne peux plus t'égailler joyeusement dans le marigot poisseux. 

En outre, ceux que tu côtoies ne sont pas non plus des plumitifs innocents. Les Underwood rencontrent de la résistance et ils ne sont pas habitués.

Mention spéciale à Viktor Petrov, président réfrigérant de la Sainte Russie, auquel Lars Mikkelsen prête sa silhouette décharnée, ses traits acérés et son talent.

Grand frère de Madds, le Lecter de la série HANNIBAL. Le talent serait-il génétique ?
Il est excellent Lars et voir ce Poutinalias jouer au matou matois avec les souris Underwood est un bon moment. 

En bonus : un caméo (réussi) des vraies Pussy Riots qui a dû mettre en joie le véritable occupant du Kremlin.



Frank a fort à faire avec sa côte de popularité aux tréfonds, avec ses alliés turbulents et anxieux, une opposition humant le vent, sa femme lasse de jouer les complices attentionnées...

'Tin attends...

... Quand on y pense...

L'Elysée devrait demander des droits d'auteurs !

jeudi 19 mars 2015

Notes enchantées


Coucou les aminches. 

Quelques pépites qui m'ont bien ravies les cages à miel ces derniers temps.

Tobias Jesso Jr  
GOON

Tout au piano.

Un petit air de Billy Joel pas désagréable. 

Pas l'album le plus rock de l'année mais je deviens chiquette sur mes vieux jours.


Lady Lamb The Beekeeper
AFTER


Bon. 

On monte gentiment (tout doucement hein, vous attendez pas à du hardcore) dans les tours avec cet album pop rock de très bonne facture.

La jeune Lady lamb assure avec ce deuxième album.


Curtis Harding
SOUL POWER

Recommandé par Namiegwen. 

Excellente pioche. De la soul bluesy déchirante ou funkyky déchire. 

Je suis preneur !


Faada Freddy
GOSPEL JOURNEY

Tout à capella. 

Aucun instrument d'aucunes sortes. Au delà de la performance bluffante, de la bonne ziq qui swingue. Loin du concept arty tristoune à la Camille. 


Ibeyi
IBEYI


Ibeyi est un duo musical franco-cubain composé des sœurs jumelles Lisa-Kaindé et Naomi Diaz.

De la soul mélangée au mystère des voix bulgares. Des vocalises venues d'ailleurs. 

Excellent !

mercredi 18 mars 2015

La falaise chante encore


Bonjour les aminches. 

Un nouveau phénomène vient d'apparaître dans l'univers des séries. Les gensses en ont soupé, dîné (et un t'i café merci) des saisons à rallonges. 7 ou 8 ans avant d'avoir un dénouement qui a sacrément le temps de renifler du verso vu le délayage du bouzin.

D’où les anthologies. 

Une saison et basto ! Fin de l'histoire, propre et carrée, ou pas, mais une fin. Deux phénoménales séries en sont la parfaite illustration : FARGO et TRUE DETECTIVE. Avec un nouveau synopsis et un casting renouvelé pour la prochaine fournée.

Bine sûr les séries au long cours font encore les belles nuits à venir de la lucarne télévisuelle mais ces anthologies prennent de plus en plus de place et rencontrent un succès grandissant.

Quand la nouvelle que la saison 2 de BROADCHURCH déboulait en début d'année, j'ai aussitôt pensé à une nouvelle affaire, un nouveau meurtre. Kinini !


Ca va spoiler sévère les filles !!!!
....

....

....


Je répète : des spoils qui peuvent te pendre la tête !
Certain(e) ?

Parce que spoiler la première saison de BROADCHURCH est pire qu'un crime : une faute de goût !


...





L'assassin du jeune Danny est sous les verrous et attend son châtiment. Mais il décide de plaider non coupable et d'aller au procès. 

A la consternation de sa toujours femme le Sergent Ellie Miller traumatisée, dont le fils s'est détourné d'elle, Ellie qui se sent incroyablement coupable de n'avoir rien deviné. 

De son côté l'inspecteur Hardy fait appel à elle pour qu'elle l'aide à résoudre les crimes de Sandbrook, cette même affaire qui l'a mené à Broadchurch. 

J'avais beaucoup aimé la première saison de BROADCHURCH, fantastique enquête policière, étude de mœurs d'une petite ville balnéaire anglaise au pied d'une falaise vertigineuse. 

Je me montrai pour le moins circonspect quant à l'utilité d'une suite directe de la première saison qui se suffisait largement à elle même. 



A la vision des deux premiers épisodes de BROADCHURCH two , j'admirais l'audace du show runner mais je trouvais que cela patinait un brin. Le procédural judiciaire me semblait déjà vu, l'acharnement du scénariste envers le sergent Miller qui en prend plein mais alors vraiment plein la tronche, ras la timbale à coup de pelle, me chatouillait le poil.

Saluons ici l'impeccable composition de Olivia Colman aka le sergent Ellie Miller.



Si l'on n'est pas ému par cette femme, c'est qu'on est un lampadaire. Elle élève les yeux rougis et la rage rentrée mêlée de détresse à une belle incandescence. 

Et puis... Le réel savoir faire, les comédiens toujours attachants, cette attention portée à l'humain et ses inconséquences emportent encore l'adhésion. 

Certes cette deuxième saison est moins subtile que la première. Les effets musicaux sont plus appuyés (excellente partition), les effets tout courts et l'on est moins surpris.   

Néanmoins l'enquête menée à Sandbrook, le trauma originel de l'inspecteur Hardy (Alec Docteur Who Tennant nickel), est bien foutue et les deux histoires parallèles se répondent savamment par la grâce d'un montage savant. 

Enfin j'aime beaucoup le dénouement qui nous épargne le cynisme ambiant trop souvent vendu comme la transgression ultime. 

On remonte à la lumière. 

Beau taf, audacieux, touchant, bien écrit et interprété. 

Terriblement anglais quoi...



dimanche 15 mars 2015

Encore un effort...


Gnéééé !!!!!!!!!!!!!

Salutation les filles.

France 2 commence à buzzer sur sa nouvelle série du mercredi soir : LES TÉMOINS.

Il y a deux façons d’appréhender l'bouzin. Cerné par CAMPING PARADIS, JOSEPHINE ANGE GARDIEN, NAVARRO, JULIE LESCAUT, la gendarmette pleureuse, RIS de veaux, SECTION DE RECHERCHE d'acteurs valables, scénario intelligent etc. N'en jetez plus, ou plutôt si jetez tout.  Dans cette optique, la diffusion des TÉMOINS peut faire frisotter mémère.

"'Tin une série ambitieuse en prime time. 'TIN !!!!!"

Si l'on habite de l'autre coté du de la Manche, on lance un oeil blasé.

" I beg your pardon, where are the chips"

Mais que valent ces TÉMOINS ? hum..? Votre blogueur préféré, abnégationné, a enquillé les huit épisodes et vous livre illico son sentiment.  

Des cadavres détérrés ornent des maisons témoins dans le Nord de la France. L' inspectrice Sandra Winckler débarque dans la deuxième maison à être ainsi achalandée. Ça fait désordre. Dans cette deuxième maison, il y a une nouveauté : une photo de Paul Maisonneuve (arf le patronyme ! Paul Maisontémoin aurait été un poil voyant).

Ancien grand flic, il est maintenant un homme brisé, une jambe en miette et un esprit en capilotade suite à une sévère dépression. Pourquoi sa photo ? Pourquoi des tombes profanées ? Pourquoi un temps toujours pourri ? Pourquoi ?

Bien. Voilà un pitch intriguant. Et sur ses premiers épisodes, LES TÉMOINS est accrocheur. Il faut dire que les créateurs ont du métier : SIGNATURE (que je n'ai point vu), PIGALLE LA NUIT (à laquelle je n'ai pas accroché mais dont je reconnais bien volontiers la qualité) et surtout LES OUBLIÉES.

Si vous avez l'occasion, visionnez LES OUBLIÉES très bonne série avec Jacques Gamblin. Le dénouement est un brin décevant mais on passe un excellent moment.

Cela semble la faiblesse récurrente des scénaristes Marc Herpoux et Hervé Hadmar, les dénouements loupés. Sur sa première partie néanmoins LES TÉMOINS tient bien la note intrigante et on enfile gentiment les épisodes. 

Et Lhermitte ? Le casting contre emploi ? Pas d'étincelles. Ni de de ratés certes pas. Mais si l'on attends une performance on reste sur sa soif. il est bien meilleur dans le film UNE AFFAIRE PRIVÉE de Guillaume Nicloux pour ce(ux)lles qui connaissent. 

Sa jeune partenaire est la charmante Marie Dompnier qui a un sourire ravageur et franchement mignonne avec un bonnet. Elle s'en sort pas mal mais rien de scotchant. Le plus juste, en fait, est Laurent Lucas dans un rôle casse gueule. 

Tout ce pitit monde  mène une valse bancale jusqu'au final d'un haut degré de nanawak capillotracté. 

C'est dommage car sur une bonne moitié LES TÉMOINS est une série emballante et l'on reste au final sur une impression mitigée. Bien au dessus des fictions hexagonales (je n'ai pas vu CHEF cela dit) mais en deçà des productions US ou UK.



Pourtant nous les Frenchies sommes capables du meilleur. Du top. D'atteindre des sommets où l’oxygène se fait rare mais où le talent explose en une aurore boréale qui... Bref... LES REVENANTS.



Dans une ville de montagne dominée par un gigantesque barrage, le même jour, plusieurs personnes d’âges et de milieux différents, toutes désorientées, cherchent à rentrer chez eux. Ils ne savent pas encore qu’ils sont morts depuis plusieurs années, qu’ils n’ont pas vieilli et que personne ne les attend. 

Déterminés à reprendre une place qui n’existe plus, ils découvrent peu à peu qu’ils ne sont pas les seuls revenants et que leur retour s’accompagne de dérèglements croissants. 

Et si ce n’était que le début d’un bouleversement plus majeur encore ?

Ah LES REVENANTS. Heureux bénéficiaire d'un cadal Intégrale saison 1 descendu directement du sapin, nous avons enquillé les épisodes ma cérie et moi, scotchés sur le canap', oublieux du monde extérieur. Nous n'avons pas vu le soleil. 

Cette série est un zénith de réalisation soignée, de dialogues fins, d'acteurs au diapason d'un tempo montant dans les tours. 

Et puis un générique les aminches. Le plus beau assurément de ces dernières année (ici). Sur une musique magnifique de Mogwaï. Un petit bijou...

Ah quelle claque que cette saison 1 les filles.

En 2012.

Et puis...

... Rien !

Et ça me gonfle !

J'entendais l'autre jour, sur une radio culturelle, des chroniqueurs railler ce coté pro, lisse des show-runners américains. 

Ah ouais...

Et bien mollo sur les critiques à la con les joueur de pipeaux percés. Une série te plait aux States ? Chose inouïe :  l'année qui suit tu peux suivre la saison 2 ! 

Tudieu quel valeureux concept ! Que nos germanopratins du soir feraient bien d'adopter. Que les créateurs des REVENANTS nous livre une saison 2 (cet automne parait-il) trois ans après la première, avec sur nos paupières un cliffhanger décapant, j'appelle ça du foutage de tronche caractérisé moi.

Ou bien ils n'avaient pas planifié la suite ? Misère...

Un problème de planning surchargé des acteurs ? Heu ce ne sont pas des cadors quand même. Ils sont excellent entendons nous bien mais si tu arrive à caler un Kevin Spacey pour trois saisons sur HOUSE OF CARDS, tu dois pouvoir retenir un tel casting d'une année sur l'autre merdum ! 

Non c'est plus simple de les rappeler 3 ans après...

Alors pourquoi devrais je regarder cette saison 2, si l'on doit patienter encore trois-quatre ans (au mieux) pour avoir une suite hypothétique. 

Espérons qu'ils concluent le bouzin cette fois là ! 

Sinon je vais encore me nénerver tout seul !


Encore un effort... Pour être au niveau.

samedi 14 mars 2015

Au métier...



Salutations les aminches.

Voilà enfin le temps de visionner cette série, l'alliance de deux des meilleurs show-runners du moment. 

c'est peu dire que je l'attendais. Pensez donc, issue du cerveau fertile de Vince Gilligan, accoucheur de BREAKING BAD, née de l'esprit de David Shore papa du DOCTEUR HOUSE. Ce docteur House qui est littéralement pompé, copié sans vergogne. Combien d'avocats, de flics revêches mais géniaux ? Sans atteindre bien sûr la complexité intense de notre boiteux préféré. 

Alors BATTLE CREEK ? Et bien...

... Je ne m'attendais pas à ce résultat. Je crois que Vince et David ont eu envie de souffler un peu et de ne pas s'embarquer dans une autre grande oeuvre tragico-shakespearienne. Ils nous livrent donc un procédural, un one shot par épisode, enquête résolue proprement, nous téléspectateurs quelque peu en avance sur les enquêteurs. 

Pour la grande série au développement soyeux, optez pour BETTER CALL SAUL. Mais si vous voulez une série de flic lisse et sans éclats, ne choisissez pas BATTLE CREEK. 

Car bien que BATTLE CREEK soit légère et sans prise de neurone carabinée, c'est quand même brillant. 

Les acteurs sont impeccables. Dean Winters est parfait en flic mal léché, bougon et légèrement paranoïaque. Josh Duhamel est surprenant en agent du FBI propre sur lui jusqu'à la quasi (tout est dans ce quasi...) caricature, bienveillant limite neuneu la praline mais que l'on devine plus tordu que ce qu'il en montre.

L'humour est subtil et bien pesé, les relations entre les deux flics assez dissemblables sont vivifiantes et imprévisibles.

Rien de nouveau non mais tellement mieux qu'ailleurs. 

Pas la série de l'année mais qui se regarde avec un réel plaisir. 

Ils nous ont eu les deux compères, au métier...


jeudi 12 mars 2015

Ca fait chier...


"- BONJOUR SIR TERRY
- Bonjour Morty.
- IL EST TEMPS.
- Je m'en doutais. Vous faites rarement des visites de courtoisie.
- CERTES.
- J'ai l'impression  de vous connaitre un peu.
- VOUS M'AVEZ SOUVENT CONTÉ (la mort est de sexe masculin tenons le nous pour dit) SIR TERRY ET VOUS ALLEZ MANQUER À BEAUCOUP MAIS PAS À MOI. C'EST DÉJÀ ÇA.
- On y va alors. Je me me demande juste si la terre sera plate.
- SOUTENUE PAR UNE TORTUE GÉANTE J'IMAGINE.
-Voilà.
- ALLONS VOIR SIR TERRY VOULEZ-VOUS ?"

Terry Pratchett est mort aujourd'hui. Et ça fait chier quand même un peu...

Dans ma benz benz benz...

Zoum zoum zen...
La scène se déroule dans l'un de ce ces bosquets jalonnant un magnifique 18 trous de Californie. Un homme vieillissant à la calvitie naissante (James Patterson auteur de nombreux thrillers best sellers) discute avec un grand échalas à la calvitie franchement assumée (Harlan Coben auteur tout aussi bestsellerisé que le précédent).  

Cette conversation a pu être captée grâce à ces micro multidirectionnels qui donnent l'air de se balader avec une parabole satellite.


Ecouter les oiseaux... Bien sûr...
"Ouille...
- Votre bloguerie ! ils vont nous entendre...
- mais c'est que ça piquote ces buissons Clafoutine.
- Chuuut !

- Bon James, je crois que je suis bien au dessous du Par et que tu m'en dois une.
- Je le crains. Dis moi Harlan, ton dernier bouquin ça avance
- Oui. L'histoire d'un agent du FBI intuitif qui traque un tueur en série particulièrement retors ! Et toi ? 
- Quasiment fini. Un profiler du FBI qui enquête sur un serial killer singulièrement ingénieux.
- ...
- ...
- Ahem, sinon Harlan, tu as vu pour Stephen King ? 
- Quoi donc ?
- Il a sorti un thriller. Garanti sans monstres ni fantastique.
- Et alors. 
- Très bien foutu.
- L'enfoiré !"


La fiabilité allemande.

Après l'apologie d'un rappeur qui a beaucoup fait pour la poésie contemporaine, les appareils dentaires et la philogynie, Mr Mercedes a pu la tester en fonçant au volant d'une Mercedes dans une foule attendant l'ouverture d'un salon d'offre d'emplois. 

Ce fut la dernière affaire de Bill Hodges, flic désormais à la retraite. Mr Mercedes n'a pas été appréhendé. Maintenant Bill occupe ses journées en constatant l'inanité des programmes télévisuels et en sentant l'alacrité métallique du canon de son revolver sur sa langue. Bill n'a pas la forme. 

Mais un jour il reçoit une lettre. Mr Mercedes le contacte avec le secret espoir d'acculer Hodges au suicide. 

Un dangereux jeu entre un chat redécouvrant ses griffes et un rat perversement intelligent s'installe...

King is back. Encore. Je serais le Pentagone ou toute autre officine œuvrant aux marges de la légalité, je m'intéresserai à Stephen King et à sa consommation médicamenteuse. Il a trouvé un moyen de se passer de sommeil. Je ne vois que cela pour soutenir un tel rythme. 

Un pavé annuel bien juteux. Le genre armoire normande en pin massif à ne pas confondre avec le modèle réduit en balsa. 

Mais c’est surtout la constance dans la qualité qui laisse rêveur.

King s'attaque là à un genre qu'il a peu exploité, le thriller. Pas de croque mitaine sous le sommier, non, une histoire toute simple d'un tueur et de son chasseur, de la confusion entre la proie et l’œil derrière la lunette de visée et l'interchangeabilité de ces deux places.

Enfin... Quand je claviote simple... Disons que King ne multiplie pas inutilement les rebondissements artificiels qui polluent habituellement ce genre de production. On a sa dose d'action bien sûr, c'est la loi du genre et c'est tant mieux. L'écriture de Sa Majesté est tout à la fois familière et précise. Comme d'habitude. Elle est cinématographique, comme souvent. Découpé en chapitres courts, alternant l'enquête de Hodges et les tourments et démoniaques projets de Mr Mercedes, le récit se déroule frénétiquement et l'on tourne les pages avidement. On se surprend à envisager quels acteurs pourraient tenir les rôles respectifs dans une future adaptation probable (pour ma part je vois bien Jeff Bridges dans le rôle de Hodges et Jesse Eisenberg ferait un excellent Mr Mercedes).

Mais King s'éloigne de ces rouages un brin mécaniques que l'on retrouve quelque fois (bien trop souvent à mon goût) dans ces gros opus en têtes de gondoles nous promettant frissons et twist final démentiel. 

Pour preuve le préambule de MR MERCEDES, génial, ces 15 premières pages sont vraiment... Et bien elles témoignent que King est un foutu bon écrivain.

Le petit plus de King, son supplément est dans l'âme qu'il insuffle dans ses lignes. Une fois de plus, l'attention portée à ses personnages emporte l'adhésion. Hodges est un flic touchant et Mr Mercedes et bien... Il est saisissant et pourrait bien s'inviter à la table des convives Kingiens référencés.



vendredi 6 mars 2015

Where is Jessica Hyde ?

... Ou le triomphe du fluo !


Bienvenu(e)s dans l'univers d'UTOPIA les aminches, encore une pépite sérielle anglaise !

Utopia est une légende urbaine. Un roman graphique culte par sa dimension visionnaire, puisqu'il a annoncé les plus grandes catastrophes sanitaires du XXe siècle. 

Considéré comme le produit d'une imagination enfiévrée, il fascine une poignée d'initiés. Et la mort suspecte de son auteur, dans un hôpital psychiatrique, ne fait qu'épaissir le mystère. 

Une seule chose semble certaine à propos d'Utopia : ceux qui s'y sont frotté s'en sont mordus les doigts.

Quand Ian, Becky, Grant et Wilson Wilson, quatre fans d'Utopia qui ont fait connaissance sur un forum, découvrent qu'il existe le manuscrit d'un deuxième tome, leurs vies basculent. 

Pris en chasse par THE NETWORK, une organisation secrète qui veut à tout prix mettre la main sur ce trésor, ils n'ont désormais plus qu'une option s'ils veulent survivre : oublier leur vie d'avant et fuir, tout en tentant de comprendre le sens caché d'Utopia.

Bon j'aurais mis le temps de vous parler d'UTOPIA. Il y a deux façons d'aborder la chose. Saluer la beauté formelle absolument fantastique de cette série. Cette série, plastiquement, cinématiquement, est absolument magnifique. 

On s'attendrait presque à entendre notre écran nous interpeller : "n'essayez pas de régler votre image. Nous avons le contrôle, certes pas des verticales et horizontales, on s'en fout. Par contre on a poussé les couleurs à fond".

UTOPIA joue à plein le contraste entre des paysages aux couleurs pétantes et la noirceur du propos. 



Il n'y a guère que THE PEAKY BLINDERS pour soutenir la comparaison d'une telle maîtrise, d'une telle recherche visuelle.

Puis il y a le fond. Et là, sur sa première saison, UTOPIA m'avait moins convaincu. La quête un peu vaine d'effets percutants, de mouvements de caméras inattendus masquaient de plus en plus difficilement une histoire un brin décevante.

J'avais pris une vraie claque visuelle mais non synopsiselle.

Pourtant cette histoire de comics maudits avait tout pour me séduire. Pourtant les personnages attachants ou carrément flippants étaient tous impeccablement campés. Avec une mention spéciale à Pietr le tueur psychopathe asthmatique et enrobé au regard dangereusement vide.

Ce qui nous vaut une scène d'ouverture saisissante : 


Mais cet angle David Lynch/Fincher systématique avait fini par me rebuter et j'avais quitté UTOPIA sur un sentiment mitigé.

Comme je ne voulais pas encenser UTOPIA et comme je ne pouvais pas la flinguer non plus, je l'ai soigneusement occultée. Ce que n'a pas manqué de souligner perfidement monaminonyme.

Mais je dois lui rendre grâce, heu le remercier (faut pas déconner non plus). 

Because la saison 2.

La saison 2 est brillante. Les show runners sont arrivés à rebondir, à proposer un retournement de script intéressant. 

Nous avons toujours une perfection formelle mais avec un réel cap scénaristique. Comme l'ambiance assez incompréhensible a été résolue dans la saison 1, nous pouvons nous attacher à la trajectoire des divers protagonistes. 

Et un pilote de saison 2 les filles ! Génialissime. Il remonte aux origines du bouzin en y mêlant des images d'actualité, s'insérant dans la grande histoire. Du grand art. 

Et un dénouement plutôt grinçant qui sera final puisqu'il n'y aura pas de saison 3 et c'est très bien comme cela.

Je ne saurais donc trop vous conseiller de vous accrocher durant la première saison, ce qui n'est pas trop difficile tout de même puisque c'est une série de grande qualité et vous éclater durant la deuxième. 

Je parlais de Fincher tout à l'heure. Le réal de SEVEN et créateur de HOUSE OF CARDS va mettre en scène le remake américain. Ce qui me désole. Non parce que c'est lui, bien au contraire, j'aime vraiment beaucoup Fincher. Mais bien pour cet ostracisme des Américains qui ne peuvent supporter de voir des séries venues d'autres contrées, ne serait ce quand elles ont une langue commune.

Bon les filles je vous laisse mais je serais vous, j'inventerai une réponse qui tienne la route si l'on vous demande où peut bien se trouver Jessica Hyde. Et qui est ce foutu Mister Rabbit 'tin !? Et pourquoi une cuillère ??