samedi 31 janvier 2015

Du classique dans les bulles


Bien le bonjour les aminches. 

Si l'on révisait nos classiques hum... Proust et sa description sur 5 pages du moindre brin d'herbe. Tolkien sans les elfes. 

Zola, son humanisme en bandoulière et ses pages ras la timbale, sur papier bible, écrit en tout tout petit...

Stendhal et son sens du tempo, la lenteur du récit à son plus beau firmament...

Ca pensume pas mal les filles non ?

Il n'y a pas que du fastidieux dans les classiques, pas que des réminiscences d'analyse de texte. Le vieil Hugo et sa quête de justice, la vengeance de Dantes, les délires de Vian etc.

Mais si on veut la jouer confort, le plus sûr est encore de lever les voiles. 

Stevenson et Long John à la jambe pilon. Et Conrad itou. Joseph Conrad dont j'avais apprécié AU COEUR DES TÉNÈBRES  que vous connaissez sûrement. Mais si. Z'avez pas vu APOCALYPSE NOW ? Et bien voilà... Coppola a juste déplacé temporellement l'intrigue sinon tout y est. 

Et si vous voulez vous replonger dans l'originel sans vous lancer dans le livre, vous pouvez passer par la case cases colorées. 




« J’irai là. » rêve le jeune Charles Marlowe en pointant son doigt vers l’Afrique,loin de se douter qu’il s’y rendrait à l’âge de vingt ans. 

Missionné par une compagnie de commerce colonial pour retrouver un certain Kurtz, Marlowe s’embarque, plein d’illusions, dans ce voyage au Congo.

Une descente aux enfers...





Bonne BD qui de la Tamise au tumultueux Congo conserve la structure du roman de Conrad. 

Le recrutement de Marlow par la compagnie maritime qui va l'employer, la Société vaut le coup d'oeil. intermède kafkaïen, le lapin dans le trou d'Alice. très curieux. 

Le trait crayonnesque très Prattéo-Maltesien est fin et subtil : 


L'on va ainsi suivre Marlow, jeune Anglais idéaliste qui va prendre en pleine tronche l’Afrique jadis idéalisée et maintenant terriblement réelle. L’esclavage  la chaleur, la sauvagerie... Surplombée par la figure mythique, obsessionnelle de Kurtz qui abdique toute "occidentalité" pour fantasmer un continent permettant toutes les brutalités, étanchant toutes les soifs de pouvoir...

Je me souviens d'un roman étouffant, parfois vertigineux. La BD n'atteint pas cette noirceur, mais elle sert intelligemment ce chef d'oeuvre et franchement c'est déjà quelque chose. 

Cependant les frontières Littérature et hommage Bédéesque sont explosées avec l'oeuvre suivante. 


On change de braquet les filles ! Que l'on ai lu le livre, vu le film de Houston (plutôt bon) ou pas, des images nous viennent instantanément. Le cachalot blanc fait partie du patrimoine mondial, ils nous appartient, un petit peu...

Chabouté s'attaque donc à un monument. j'ai lu MOBY DICK quand j'était minot, un fantastique bouquin, qui n'a pas volé son panthéon, j'vous le dis. Il faut une bonne dose d'inconscience pour vouloir bédéiser un tel monstre. Mais quelle réussite ! 

Magistrale ! 

Chabouté, dans des cases de toutes beauté retranscrit le temps, le grain, l'odeur d'une époque. Le courage totalement invraisemblable de ces hommes qui dans de maigres chaloupes affrontent des tonnes en furie. Le travail harassant, la sueur et la saleté... 

Et Achab, les enfants. Le fanatisme, l'entêtement incarné, une lutte anthropomorphée contre le mal, sa jambe emportée par la baleine blanche... Il veut sa revanche et il entraîne tout son équipage dans sa folie furieuse. 

Chabouté nous montre tout cela, dans des planches magnifiques, certaines sans paroles...


Quelques autres d'anthologie. 

Cette adaptation fait oeuvre de passeur et si vous ne lisez pas Melville laissez vous tenter par Chabouté, vous regarderez,  scruterez et reviendrez sur les planches. 

Sinon... il y a bien "Largo Winch wooshoote Madame Bovary" mais je le sens moins là...




lundi 26 janvier 2015

Copy that


Salut les aminches.

Plongeons un peu voulez vous dans les arcanes secrètes de votre blogueur préféré, enfin l'un de vos préférés, enfin l'un de ceux que vous connaissez... 

Bref.

Il m'arrive régulièrement de me joindre à quelques adeptes farfelus (et pour certains passablement velus) pour lancer moult dés multifaces et sauver l'univers d'une destruction certaine en faisant preuve de pouvoirs psychiques et autres armes lasers. 

Des jeux de rôles.

Dans une cave

OK. Dans un garage.

C'est aussi l'occasion de voir les potes et de deviser gaiement en soupirant d'aise devant les points communs se recoupant amicalement : comics, séries et lancer de nains.

Les divergences servent à relancer le débat en se passant le décapsuleur. C'est là que mes geekopains m'ont vanté l'entêtement...

Moi : Non vraiment Agents of Shield c'est de la bousasse avérée
Eux : oui mais bon , faut se fader les 10-12 premiers et après c'est vraiment chouette.
Moi : hu hu hu ! Ah le con !

Et l'on se retrouve là devant son poste, en plein break Walking Deadien. Et on se rappelle les propos sus-cités. Et on replonge. Et ça fait beaucoup de Et.

J'en avais pourtant dis beaucoup de mal.


Et sur les 2/3 tiers de cette première saison, je ne changerais rien à ce que j'en avais déjà conchié (ici). Acteurs comateux, voire crispants ('tin je les bafferais jusqu'à mort s'ensuive les deux scientifiques), ton hésitant (mal) entre la déconnade décontractée et le sérieux yeux dans les burnes. Un scénario qui part en cougnette mais qui raccroche. C'est vrai. Miraculeusement. Quand la série se met sur les rails de CAPTAIN AMERICA 2. 

Je n'irai pas jusqu'à dire que la série décolle mais dans ces meilleurs moments, elle n'est pas sans rappeler ALIAS non pas de la meilleure époque mais pas de la pire non plus. 

Le retournement final et la découverte majeure du big bad boy sont franchement capillotractés mais l'acteur, bovinesque jusque là, y gagne une légère épaisseur inattendue. 

Cela se laisse regarder avec un certain plaisir. Coupable. C'est ça qui est bon.

la saison 2 est meilleure cela dit. Ils ont réglé le problème du ton vannofoireux, l'intrigue emberlificotée est plutôt fun. 

[Un petit aparté : l'entracte, avant la reprise de la saison 2 d'AOS, est comblé par une mini saison de AGENT CARTER la girlfriend de Captain América laissée en carafe depuis qu'il a expérimenté la cryogénisation roots. Ce n'est pas si mal. Les années 50 débutantes, tout le monde est bien habillé, le machisme est omniprésent, l'actrice a une capacité pulmonaire indéniable et ne joue pas trop mal par rapport à ses collègues masculins. ]

Le problème d'AOS est que cela reste une fiction de niche : il faut être fan de l'univers Marvel pour réellement accrocher, passer outre les balourdises et le côté cheap du bouzin. 5 pékins dans un couloir et c'est la guerre civile les gars ! On serait presque dans du théâtre avant gardiste. Arf.

Et puis je connais maintenant le terme "copy that". "Bien reçu" en bon français. Ils le disent tout le temps. 

- Couvre moi !
- Copy that !
- On se replie !
- Copy that !
- Je vais couler un bronze !
- Copy That !

Je me moque mais je mate AOS et c'était pas gagné. Comme quoi. 

Puis, je me suis dit... 'Tin si ça se trouve...  

J'ai tenté le premier épisode de la saison 2 de HELIX. 

Ouf...

Mon bouzomètre n'est pas complètement déréglé...



jeudi 22 janvier 2015

Nos années lycéennes


Ah les années Lycée les aminches...

Nos plus belles années comme le chante le poète. Je vais lui faire un concerto de clef à mollette dans la tronche s'il refait le coup de la plus chouette période de l'existence. 

Ce ne fut pas l'enfer nan. Je n'étais certes pas la mascotte du lycée mais je n'étais pas non plus la tête de schmuck (grâce en soit rendu au grand tout cosmique !). J'étais entre les eux, invisible. Sauf pour mes potes. Et c'était bien là l'essentiel.

Je n'ai aucune rancoeur particulière pour mes années de secondaire ni aucune nostalgie non plus. Je ne suis pas inscrit à copainsd'avant.com, tetaispasséoù.fr etc. 

Mais j'avoue que parfois j'aimerais bien savoir ce que sont devenus certain(e)s. Juste par curiosité. Un brin malsaine

Derf Backderf le sait lui. Pour l'un d'entre eux du moins...

Derf Backderf a passé son enfance à Richfield, petite ville de l’Ohio située non loin de Cleveland. En 1972, il entre au collège, où il fait la connaissance de Jeffrey Dahmer, un enfant solitaire au comportement un peu étrange. Les deux ados se lient d’amitié et font leur scolarité ensemble jusqu’à la fin du lycée. Jeffrey Dahmer deviendra par la suite l’un des pires serial killers de l’histoire des États-Unis. Son premier crime a lieu à l’été 1978, tout juste deux mois après la fin de leur année de terminale. Il sera suivi d’une série de seize meurtres commis entre 1987 et 1991. 

Jeffrey Dahmer fut un adolescent singulier. Homosexuel refoulé, élevé dans une petite ville des States, ce n'était pas facile de s'avouer gay même durant cette prétendue décade libératrice que furent les années 1970. Il voulait faire l'amour avec des hommes Dahmer. OK  Le problème c'est qu'il voulait qu'ils soient morts itou. Puis les manger après. Et ça.... Quelque soit la décade...

Derf nous décrit avec justesse ce que sont les années lycée qui peuvent s'avérer pour certains un vrai chemin de croix, véritable autoroute d'humiliations quotidiennes. 

Ce ne fut pas le cas pour Dahmer qui s'inventa un personnage étrange. Grand, baraqué, musculeux même, il passait son temps à imiter avec grand talent une personne atteinte de problème neurologiques, de crise d'épilepsie. Ce qui passe bien avec cet humour bas du front que l'on partageait tous à l'époque (et que l'on partage encore parfois avouons le, en tout cas je l'avoue).



Jusque là, Dahmer n'est qu'un hurluberlu un peu barré que l'on a tous croisé dans notre scolarité, genre de loufoquerie que l'on s'invente pour se singulariser. Mais Dahmer est aussi un énorme buveur, il boit comme un gouffre pour contenir ses démons. Dahmer sait bien que ses fantasmes ne sont pas banals délires enfiévrés de lycéens boutonneux mais le conduisent droit à la folie. 

Backderf nous montre ce que fut la vie de Dahmer : un sommet de solitude. il n'avait personne à qui parler. Ses parents se déchirèrent au cours d'un divorce brutal et cruel  Une mère bien barrée elle aussi, atteinte de ces fameux symptômes que Dahmer singeait dans les couloirs du lycée. 

L'on assiste à la naissance d'un monstre. Même si Dahmer était intelligent (il va réussir à obtenir une entrevue avec deux de ses camarades avec le vice-président des Etats-Unis lors d'un voyage d'étude !), sa lutte pour contraindre ses pulsions n'est tout au mieux qu'un sursis avant un échec programmé.  

Il va peu à peu sombrer et s'écarter du monde, se décaler. Tragiquement.

Derf évacue toute compassion. Il souligne que Dahmer est un lâche et aurait dû mettre fin à ses jours plutôt que de massacrer 17 personnes. 

Il n'empêche. Quelle pitié ! Si un adulte avait pu apercevoir sa souffrance... Il est invraisemblable que personne n'ait rien vu ? Ce n'est pas si étonnant  Combien d'évidences nous ont déjà échappé ?

Je ne connais guère la BD américaine hors des comics. Le travail de Derf  Backderf s'apparente à celui de Robert Crumb que je connais de réputation mais que je n'ai point lu. Son trait de crayon noir et blanc, géométrique, tout en clair et obscur illustre parfaitement le parcours de Dahmer. 


Il retrace ce que furent ces années. Les amitiés qui semblent  inaltérables (et celles que l'on conservent le sont belle et bien), les parents que l'on adore détester mais qui nous aiment malgré nous, les amours naissantes...

Pas pour Dahmer. Non. Rien de tout cela...

Et finalement, je ne sais plus trop si j'ai envie de savoir ce qu'i(el)l(e)s sont devenu(e)s? 

mardi 20 janvier 2015

Moëbius n'est pas mort

Pas tout à fait...



Salut les filles...


En ce début d'année, je patauge un peu. J'ai quelque difficultés à trouver des livres qui me colle au canap', hormis les valeurs sûres Banksiennes ou bien des chefs d'oeuvre reconnus (ce qui est rare me concernant) telle LA SERVANTE ECARLATE. Je cumule les retards à l’allumage et abandonne de nombreuses lectures. 

En fait les satisfactions les plus nombreuses viennent des planches à buller. Je ne suis pourtant pas un fanatique de la BD mais ces derniers temps je rattrape quelques lacunes coupables. 

Je ne suis pas un acharnés du neuvième art. Cependant j'ai toujours beaucoup aimé Moëbius.

Jean Giraud de son petit nom.
Moëbius qui a donné son plus beau lustre à la SF bédéesque. Je suis nettement moins fan DE BLUEBERRY. On ne compte plus les planches marquantes, de L'INCAL ('ach'ment bien ça !) à L'ARPENTEUR (dont le dernier inachevé snif....) en passant par LE GARAGE HERMÉTIQUE (qui porte bien son qualificatif...), Moëbius nous a laissé quelques opus marquants. Un grand bonhomme.

Je ne voyais pas de successeur à Moëbius, mais comme je le claviotais, je ne suis pas un exégète de la geste crayonnesque. Néanmoins, ces derniers temps, j'ai lu, englouti serait un terme plus exact, une saga dont le patronage (pouah  ! vilain mot, changeons cela) dont la référence Moëbiusque ne serait pas usurpée. 


Verloc, père de famille largué, mari abandonné, se réveille, sans souvenirs sur  une planète inconnue. Verloc est ce que l'on appelle un génopur. Il refuse toutes modifications génétiques et plus largement toute technologie, ce qui dans un futur très éloigné est plutôt audacieux.

Mais de tout cela, Verloc ne s'en souvient pas. Heureusement Churchill, un robot gorille avec des jambes d'homme, le retrouve et lui donne à lire le journal intime qu'il tenait depuis quelques jours. Heureusement..? Cela reste à voir. 

Verloc apprend ainsi qu'il est venu sur cette planète en compagnie de son frère pour récupérer une mystérieuse substance : l'aâma.

Référence ne veut pas dire déférence et je me garderais bien de dire que Frédérik Peeters, l'auteur, a travaillé en mode Moëbisuque. Je vous parle d'un ressenti. 

AÂMA est une oeuvre en soi que l'on peut savourer sans chercher une quelconque filiation. 

Le trait de crayon est pur et passe du sobre au foisonnant sans prévenir. Le scénario permet moult délires visuels.

Le récit, parlons en, est maîtrisé et ce délire reste contenu dans les rails du synopsis, propre, carré. Nous ne restons par sur une fin à la "zairiencapté". Le dénouement reste classique cela dit et tout lecteur de SF est déjà tombé sur ce genre d'argument, sur cette même problématique.

Mais le plus intéressant, finalement, est le parcours de Verloc, ce qu'il fait à patauger ici ? Quel est son rôle et celui de sa fille ?

Churchill, robot gorille garde du corps, vaut le zyeutage itou. Intéressant caractère. 

Non de la belle ouvrage vraiment. Et là, mes BBF, va falloir arrêter (sûrement pas !), la barre commence à être singulièrement haute.


dimanche 18 janvier 2015

L'esprit de noël


Bonjour les aminches.

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais Noël n'est plus vraiment dans le coup. Autour de moi, j'ai noté que le 24 & 25 décembre ne faisaient plus vraiment risette. Ce que nombre de mes contemporains résume par cette formule lapidaire : "ça me saoule !"

Bien.

Je conçois que cette bonne humeur obligatoire tombant à intervalle implacablement régulier, cette concorde familiale édictée, inévitable, peuvent rendre un poil chiffons.

Personnellement, j'ai parfois souscrit à cette aversion un brin forcée, ce qui m'horripoile surtout c'est d'affronter la foule et les magasins plein la timbale. 

Mais, comme je le claviotais, je dois me forcer. Passque d'abord ma famille est plutôt chouette. Ce qui dommageable : un bon trauma familial ça vous pose un blogueur. Et pis les cadeaux aussi...

Là c'est la loterie, les pulls en poil de yak représentant le prophè... heu non, un coucher de soleil plutôt... ou les chaussons isothermes... 

Mais il y a aussi des bonnes pioches !


La planète Chel constitue une civilisation stable, basée sur un régime de castes particulièrement rigide et franchement répugnant. Ce qui heurte le messianisme de la Culture, vaste société pan galactique que j'ai déjà évoqué dans un post précédent (ici). 

"Modifié" par la Culture, le système politique chelgrien est subitement devenu égalitaire, sans la moindre transition. Porté au pouvoir par la section contact, le gouvernement ne sut évidemment pas gérer cette nouvelle donne. 

La guerre civile qui s’en suivit fut une des plus sanglantes de l’Histoire. Des milliards de morts quand même.

Depuis, cette "Lamentable tragédie", cette "erreur regrettable" n’en finit pas de suppurer. La Culture est assommée par la culpabilité et les chelgriens se noient dans leur amertume. 

L’un d’entre eux, pourtant, vit sur l’orbitale Masaq depuis quelques années et se considère désormais comme un citoyen de la Culture à part entière. Célèbre compositeur, Ziller avait choisit l’exil et quitté Chel, écoeuré par son odieux système de castes. Quand une délégation chelgrienne décide de venir sur l’orbitale Masaq, afin de convaincre Ziller de revenir sur sa planète enfin pacifiée, la Culture y voit l’occasion de se racheter. En fait de délégation, un seul chelgrien est attendu. 

Ancien combattant blessé lors d’une opération de sauvetage, Quillan porte en lui une cicatrice ineffaçable. La guerre lui a pris sa femme, son unique amour, sa seule raison de vivre. S’il vient sur Masaq, c’est officiellement pour convaincre Ziller. Officieusement, il est chargé d’une mission qu’il ne connaît pas encore. Inhibée par une subtile combinaison de nanotechnologies et de chimie glandulaire, sa mémoire lui revient bribes par bribes, et avec elle la nature véritable de son rôle.

Sur Masaq, l’heure est aux grandes manoeuvres. Le Mental qui la régit est lui-même un ancien combattant de la guerre Idirane. Il a vu la mort plus d’une fois et ne la supporte pas plus que les autres. Aidé par un drone de la section Contact et d’un ambassadeur Homomdien, il va tenter d’arranger un rendez-vous entre Ziller et Quillan.

En SF, il en est comme à las végas, le Banks gagne toujours.

LE SENS DU VENT est le cinquième opus que cet auteur situe dans l'univers de la Culture et c'est l'un des plus réussi. Ce livre est, comme souvent chez Banks, un modèle de construction démoniaque. Nous sommes d'abord perdus, largués et puis la force inexorable de la plume, la logique des flash-back insérés dans la trame narrative, les histoires parallèles confortant la vision du mathématicien Gauss que lesdites parallèles finissent toujours par se rejoindre....  Nous nous retrouvons à la fin bluffé et l'esprit clair. A vrai dire LE SENS DU VENT m'a fait penser à du John Le Carré, période LA TAUPE ou LES GENS DE SMILEY pour ce sens du récit, du tempo et du brio.

Le plus de Banks est qu'il lâche la bride à une imagination sur-multipliée  Que ce soit la description de l'Orbitale, des races aliens, de formes de vies totalement improbables (?) et furieusement poétiques, telles les Bethonosaures, immenses dirigeables organiques avec tout un écosystème sur la couenne.

L'humour, pince sans rire, est toujours là. La dérision de Banks, son "j'sais bien que ça a l'air totalement cintré...", les dialogues incongrus, absurdes ; le systématisme à éviter ou dévoyer les poncifs du space opéra...

Mais ce livre, celui là précisément, a un supplément d'âme niché dans ses paragraphes. Il est poignant. La douleur de Quilan qui a perdu sa compagne n'est pas du tout lointaine et improbable. L'amour et le deuil se contrefoutent de la barrière des espèces. 

Cet opus est l'un des meilleurs que j'ai lu et Banks est définitivement un grand écrivain. 

On ne choisit pas sa famille, parait-il. Franchement... Je n'aurais pu choisir mieux. 

Merci mes BBF...







vendredi 16 janvier 2015

Fuck à fuck la fantasy 3


"Réveille toi néon...
- Hum, hein, quoi ! Ah c'est toi namieloki. Que me vaut la plaisir ?
- Tss, tss, néon. Un pyjama Wolverine, franchement...
- Oui. Bon. Roh... Ça va... mais quelle heure est-il au fait et comment as-tu... ?
- Et toi ? Comment as-tu pu ?!!
- Pardon..?
- Renier tes principes, trahir tes convictions !
- Quoi ?!
- T'es qu'une grosse chiquette et pis c'est tout !
- Non mais oh, ça va bien là...
- Toi qui affirmait fièrement que la fantasy n'était rien que du caca d'alien tout moisi. Toi qui prônait le confinement des créatures magiques sur une décharge de déchets hautement radioactifs, histoire de tentaculer les n'elfes. Toi qui voulait apprendre à Gandalf les joies du toucher rectal avec un sabre laser...
- Ben tu sais ce que c'est. On se réveille un matin et le Figaro Magazine a remplacé Fluide Glacial et Sardou, Les Clash.
- Foutaises ! Tu es faible ! La lointaine et hypothétique affection que je pouvais ressentir à ton endroit est morte.
- Ah...
- Je ne peux laisser cela impuni. Je te laisse le choix : la mort ou le Gros Gloqq
- non mais attends on peut discuter, c'est...
- NON ! FAIS TON CHOIX CHIQUETTE !
- 'Tin ok ok ! Le Gros Gloqq alors...
- Très bien la mort par le Gros Gloqq. 
- Nan, attends !!! Merdum !!!! Clafoutine !!! Clafoutine !!!
- Votre Bloguerie ! Réveillez vous ! 
- Ouch ! Clafoutine, quel affreux cauchemar !" 

Bonjour les filles. Comme la cohérence m'est aussi consubtantielle qu'un pack d'Evian à Gérard Depardieu, après avoir conchié le dernier Hobbit Jacksonien ; j'opère un salto proprement renversant et je poursuis ma réhabilitation de la Fantasy.

De loin on dirait l'ami Woody Harrelson nan ?

Mesdamessieurs, China Mieville. Piercing, tatouages, fonte soulevée à maintes reprises, crâne rasé et gueule cassée. 



Ou bien.

Veste en tweed et pipe de bruyère

Autant vous dire que l'ami China est un poil plus rock'n'roll que papy Toto.

China Mieville a crée lui aussi son univers bien à lui, le monde de Bas Lag.


Monde dominé par l'immense ville, la phénoménale métropole qu'est Nouvelle Crobuzon.

Audiard disait "les cons ça ose tout". Vous voulez mon avis ... Pas qu'eux.

China ose tout. Des femmes à têtes de scarabée (les Kephris), des hommes mi homme, mi machine à vapeur (les Recréés) et tout un bestiaire hallucinant et étonnement crédible. 


Le paysage est bien touffu et l'ami Mieville nous ravît les paupières de descriptions minutieuses et franchement barrées.

China a un réel talent pour emplir le tableau de personnages colorés, scintillants et fort bien campés. Son style ample (mais non ampoulé) trouve la juste mesure pour animer le bouzin, le faire vivre et tenir debout.

China Mieville a marqué un grand coup avec son deuxième roman et premier situé dans l'univers Crobuzien : 

Isaac Dan der Grimnebulin est un scientifique excentrique vivant au cœur de Nouvelle-Crobuzon, la vaste cité-État de Bas-Lag. Il a pour compagne Lin, une artiste Khépri ayant un corps de femme et une tête de scarabée. Alors que celle-ci se voit offrir un travail de la part d'un chef de la pègre nommé M. Madras, Isaac doit faire face à un défi unique. Il est abordé par Yagharek, un Garuda (homme-aigle), qui lui demande de lui restaurer ses ailes afin de pouvoir voler à nouveau. Des évènements catastrophiques surviennent dans la ville à cause de ses recherches...

Je l'ai lu, il y a quelques paires d’années et j'en ressens toujours un mélange d'émerveillement et de désappointement.

La découverte de Nouvelle Crobuzon fut étourdissante. Et autant les Elfes aux lobes acérés, les Nains à l'hygiène douteuse, les Hobbits aux pieds velus me font autant d'effet qu'un documentaire slovène sur la culture sucrière en Baltique ; autant la richesse Crobuzienne me saisit.

J'aime l'audace de China Mieville. Je crois en l'amour unissant un érudit bedonnant à une Kephri au corps ciselé et tête d'insecte.

Mais... Mais... China a un défaut. L'histoire n'est pas à la hauteur du contexte dans lequel elle se déroule. Surtout le dénouement. Quel dommage de nous enivrer des ruelles, venelles et bas fonds de Nouvelle Crobuzon pour nous bâcler une fin à la vavite. 

Cela m'avait laissé un brin déçu et je n'avais pas tenté le deuxième acte de la geste Crobuzienne (chaque volume peut se lire indépendamment). Et puis... Les années passant...

Bellis Frédevin s'embarque sur le Terpsichoria, un navire à destination de la colonie de Nova Esperium. En chemin, le bateau est attaqué par des pirates qui s'en empare et l'amène à Armada, une vaste cité-État flottante composée de multiples bateaux assemblés entre-eux. 

Le Terpsichoria y est alors amarré pour en faire partie et toutes les personnes à son bord, à l'exception du capitaine assassiné, sont désormais considérés comme de nouveaux citoyens d'Armada, tous égaux entre eux qu'ils soient anciens prisonniers ou citoyens de Nouvelle-Crobuzon. 


Ces derniers vont vite se rendre compte que les qualités particulières de certains d'entre-eux vont être mises à contribution afin de faire face à un défi énorme : dénicher l'advanç, un poisson légendaire à la taille gigantesque, et le dompter afin de pouvoir déplacer Armada plus rapidement que ne le permettent les remorqueurs affectés à cette tâche.

Pour aller où ?

China nous ressort un nouveau lieu intriguant, la cité pirate armada, née de l'amalgame de bateaux imbriqués, Armada flottant dans l'océan. Ville de liberté, de rapines, d'anarchie et de seconde chance.

China, tout comme dans PERDIDO, met en scène des caractères forts et ambigus. Ici, il nous propose une héroïne sèche, arrogante, intelligente.... Il fait le pari d'un personnage antipathique, persuadé de sa supériorité. 

Las... Encore une fois le dénouement est un brin... non pas raté mais étrange. On a un goût d'inachevé...

Cela dit, la plongée dans Bas Lag vaut le détour. C'est un voyage sensoriel, quasi charnel, loin de l'héroïsme chiantissime éthéré de Tolkien. Les dénouements ne sont pas totalement foireux, ils sont justes en deçà de l'attente suscitée par la qualité des pages les précédant.
"Votre Bloguerie ?
- Oui Clafoutine ?
- Namieloki a laissé un message.
- Ah...
- Je cite : sans déconner ? Sardou ?
..."



lundi 12 janvier 2015

Les boules à zéro

"-Feeeeeeeeemmmmmes, je vous aime !!!!!!!!!!
- Feeeeeeeeeeeeeeeeemmmmmmmmmmmes je vous aime !
- FFFFFFFFFFFFFFFFFEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE...

- Ta gueule maintenant..."


Bien le bonjour les aminches ! 

Imaginons donc un monde où tous les hommes ont disparu. Que dis je ! Où tous les mâles ont disparus ! 

Une planète débarrassée du supporter de base, de l'expert en expertologie, du chanteur de RnB... Sur le papier...

Mais un monde où il reste encore des chanteuSES de RnB...

La série de comics Y LE DERNIER HOMME imagine un monde où tous les porteurs du gêne velu meurent subitement, frappés par un mystérieux virus fulgurant. Tous sauf un.

Heu deux en fait...


Yorick Brown et son capucin Esperluette (esperluette c'est le nom savant de &).

Autant vous le dire d'emblée les filles, c'est une très chouette BD que ces 10 volumes. 

L'on suit ainsi les aventures de Yorick personnage attachant, un peu branleur, un peu flemmard. A vrai dire il me fait penser à mes potes et moi pendant nos années estudiantines. L'identification joue à plein...

Yorick est flanqué d'une garde du corps, l'agent 355, en mode badass. Personnage plus complexe qu'il ne semble, auquel on va s'attacher aussi.



Les deux compères vont s'employer à rejoindre la chercheuse Allison Mann, spécialiste du clonage humain.

Le ton de ce comics est assez... Et bien déroutant. Nous ne sommes pas là dans une ambiance post apocalyptique genre LA ROUTE ou MAD MAX mais plus dans un road buddy movie. L'humour est très présent et les vannes de Yorick parfois crispantes. Mais nous avons notre lot d'action, de retournement.

Y est un oeuvre féministe aussi. Si le ton est aussi léger c'est que les femmes s'en sortent mieux que si la situation était inversée. Le monde après cet armâlegeddon est plutôt bien géré. Les femmes font face. Les hommes auraient passé leur temps à étriper le voisin pour une question de territorialité ou de taille pénissesque  

Cela est fortement suggéré quand même mais nous ne sommes pas (trop) dans le care bisounours qui n'est, à mon sens, que de la condescendance patriarco-machiste. Les femmes sont tout autant capables des pires saloperies. La connerie n'a rien de génétique.

En outre, nous avons l'explication de ce fameux virus (qui a éliminé pas mal de femmes moches itou ! C'est assez amusant). Ce n'est pas le meilleur de la BD à mon sens mais c'est propre et carré. 

Par tronque le dénouement est une belle réussite. Vraiment.

Nan vraiment bien. 

Et puis cela aurait pu être pire. 

Le dernier homme cela pourrait être lui.




Et là on se dit, le clonage... 

Peut-être pas en fait...


Merci à toi naminomyme...










Comme un Hobbit dans le potage

"Vite Clafoutine, charge les mules, n'oublie pas les bons au porteur !
- Je fais mon possible votre Bloguerie ! Mais que fuyons nous exactement ? 
- Les Totoniens Clafoutine et les fourches qui vont avec !
- Les Totoniens ?
- Oui les acharnés de Tolkien Clafoutine. Vite ! Je les entends, je les vois. La clameur, les torches et les fourches. Misère !"

Bien le bonjour les aminches. Ayons une pensée pour Tolkien qui a dû expérimenter le twist dans sa tombe : ce n'est plus "se retourner" à ce niveau c'est de la toupie montée sur azote liquide !


Résumons les épisodes précédents : 

- Grandnaze Gandalf vient voir Bilbo, paisible Hobbit qui boit du thé, fume la pipe et se livre à d'autres activités à la force du poignet dont nous ne parlerons pas : il s'agit, à la base, d'un livre pour la jeunesse. Il lui propose une quête : aider une compagnie de nains à récupérer leur forteresse sous la montagne. Forteresse conquise naguère par un puissant dragon nommé Smaug. 
Bilbo sera un cambrioleur (gné???) chargé de passer sous le museau de Smaug afin de lui subtiliser l'Arkenstone, pierre méga ultra précieuse. Pierre qui ralliera les nains sous la bannière de Thorin gros cul écu de chêne et fera revivre le fier royaume nain. 

- Ce à quoi Bilbo répond : qu'est ce que ça peut bien me foutre ok !


Bon je me moque les filles mais je n'ai pas détesté ces deux premiers volets tirés d'un livre de 200 pages bien aérées. Le premier nous replongeait sans déplaisir dans une Terre du Milieu fantasmée et le deuxième s'apparentait à un parc d’attractions ludiques et bluffantes. 

Le troisième. Et bien ce serait un peu une ode aux scène ratée et pour certaines qui ne servent à rien. 

Autant vous le dire ça va spoiler quelque peu !




...


...

..

Bon. nous en étions donc à la fin du deuxième avec Smaug parti apprendre aux habitants de Lacville les joies du Barbecue en hiver.


Comment nous vendre un monstre monstrueux qui calanche au bout de huit minutes...
C'est le meilleur moment du film mais Smaug est atteint du mal qui atteint tous les méga vilains : il adore s'écouter parler. Et plutôt que de carboniser le héros direct, il nous livre un discours à base de "Comment oses tu pauvre mortel te mesurer à moi ?! Je vais te brûler toi, ton enfant, tes os, tes cendres et l'air qui restera de tes cendres"

Ce qui permet au héros de décocher sa méga flèche peinard. Et hop exit Smaugounet.  Flèche qu'il décoche en servant de l'épaule de son fils pour stabiliser le bousin et qui devrait en toute logique défoncer la moitié de la tronche du fiston quand l’empennage passera au niveau de la joue. Mais bon on ne tue pas de dragon sans défoncer quelque mâchoire...

Et à partir de là ça enquille les scènes qui ne servent à rien.

Gandalf prisonnier de Sauron dans la forteresse là haut. Cate Blanchet arrive, change de couleur, fait des explosions avec ses mains et renvoie Sauron dans l'ancienne trilogie. Bien aidée par Elrond et Saroumane qui font du kung fu. Cette scène ne sert à rien ! Mais vraiment à rien ! Sauron n'était pas présent dans le livre. Peter Jackson l'a rajouté. Il délaye sévère et ça se voit !

Attardons nous un peu sur Gandalf les ami(e)s. 
Ganaze is back !
Gandalf est un gros naze. Troudieux ! Il est censé être un super sorcier de la mort. 'Tin à part faire de la lumière avec sa branche... Il va passer le reste du film à savater de l'orque avec son bâton de marche. Pas une boule de feu, pas même une flammèche. Un savant mélange de Garcimore et de Merlin Kaamelottien.

Nan ce film est une bonne grosse plantade. Comme je ne suis pas un Tokieniste forcené, je me suis méchamment gonflé. 

Entre Thorin qui nous la fait grippe sou pathologique et puis paf hop je me reprends, je remonte mes burnes et vais tataner une armée d'orque avec mes 9 nains.

Comment ça j'ai oublié de faire ma déclaration ? Nan mais c'est que je suis atteint d'une grave maladie : la phobie administrative le mal du dragon .

Le roi sylvestre des Elfes qui a le charisme d'un mérou en phase de décongélation. 

Les bâillements se laissaient poindre les aminches.

Le bon gros dernier tiers du film n'est que baston. Autant vous dire que ce n'est pas le point fort de notre ami velu des pieds. 

Mais Bilbo a une arme secrète : il a l'anneau d'invisibilité. Ah ah ! Ça claque sa mère hein ! On la ramène mois les orques là ! On a le fessier qui fait bravo ! 

Et c'est bien pour cela que Bilbo dans un éclair de lucidité tactique magistrale décide de ranger son anneau, de réapparaître à la vue des orques honnis et de leur... Balancer des cailloux !

'Tin cette scène est comment dire... Les mots manquent parfois, ils font défaut. Je pense que Bilbo est fan de Baseball ou bien cela permet de l'assommer proprement et d'évacuer Bilbo de la fin du film pour ne se retrouver qu'entre tatoués, des vrais de vrais, des durs poilus qui vont se friter... Exit les tarlouzes place aux gros kikis !

C'est dommage pour Martin Freeman, excellent acteur qui jusque là incarnait un Bilbo attachant. 

Merdum, je vois arriver l'armée des scripts en carton

Place à la castagne et là deux écoles. Je virevolte, je flotte, je suis en apesanteur, j'ai fait Ninja en première, deuxième et troisième langue et je suis Légoman ! heu Legolas !

Bon...

Passons. Voulez vous ?

Ou bien je suis un bon gros bourrin qui décide stratégiquement, suivant en  cela l'exemple valeureux de Bilbo, de combattre sur une mince couche de glace avec... Un parpaing !

Je m'appelle Azog et je suis un brin concon...
Et bien sûr... 'Videmment, Azogounet passe à travers la glace mais il reviendra. Et s’entre-tuera  avec Thorin, son ennemi juré...

Ce qui nous vaut une émouvante scène avec Bilbo qui s'est réveillé et va tenir la main à son ami Thorin pour ses derniers instants : 

"- Ah ! Bilbo je meurs mais je voulais vous dire que je suis content de vous voir en ces ultimes instants. Je vous ai un peu crié dessus tout à l'heure mais z'êtes mon ami Bilbo.
- 'Tin non tiens bon John !!!
- Heu nan moi c'est Thorin.
- Tiens bon John ! Les hélicos sont là !
- Heu nan ce sont des aigles géants. 'Tin suis crevé moi..."

Bon arrêtons le carnage. Si je pouvais rester dans cet hémisphère...

Allez pour finir, juste deux incohérences que j'ai relevées. 

Tout d'abord la première armée des orques qui déboule en surprise par les trous creusés par des vers prêtés par Dune. Heu comment dire... les vers (maousse quand même) prennent toute la place non ? Comment ils font pour passer les Orques ? 



Et pis les gars tant que vous y étiez... Pourquoi ne pas creuser jusque dans la forteresse ? 

Gné !!!! J'y ai pas pensé...

Bon les aminches, cessons là. Le pov' Toto dans sa tombe est tout mal rangé. Le bon Peter Jackson va arrêter de pélocher de la Terre du Milieu et moi je vais méditer sur le fait d'utiliser à meilleur escient un argent durement gagné...






T'en veux pas Martin. Tu es pardonné. 

Pour cette fois...