jeudi 26 juin 2014

Tenéoudetapal ?

En cours

LES DOUZE de Justin Cronin

QUATTROCENTO de Stephen Greenblatt

PSYCHOKILLER de ben on ne sait pas

KILILANA SONG (tome 2) de Benjamin Flao

L’ÉTRANGE VIE DE NOBODY OWENS de Neil Gaiman

LA VIE TRÈS PRIVÉE DE MR SIM De Jonathan Coe

LA MORT ET LA BELLE VIE De Richard Hugo

CONQUISTADOR CYCLE 1 de Dufaux et Xavier

LE CERCLE OCTOBRE de Robert Littel

UN PUR ESPION De John le Carré

CHRONIQUES DE JÉRUSALEM de Guy Delisle

ET SI NAPOLÉON AVAIT TRIOMPHE A WATERLOO de Luc Mary et Philippe Valade

GLACE de Bernard Minier

LE ROMAN DU MARIAGE de Jeffrey Eugenides

L’ANALPHABÈTE QUI SAVAIT COMPTER de Jonas Jonasson

LA RÉDEMPTION DU MARCHAND DE SABLE de Tom Piccirilli

AMERICAN GODS de Neil Gaiman

LE PROBLEME SPINOZA de Irvin Yalom

RETOUR A WHITECHAPEL de Michel Moati

ENFANTS DE POUSSIERE de Craig Johnson

SÉRIE Z de J.M Erre


BLAST de Manu Larcenet

LA PLANÈTE DES SAGES de Jul et Charles Pépin

SANDMAN de Neil Gaiman

LE MYSTERE SHERLOCK de J M Erre

LE QUATUOR DE JERUSALEM de Edward Whittemore
Le codex du Sinaï
Jérusalem au poker
- Ombre sur le Nil
- Les murailles de Jéricho

MOI LUCIFER de Glen Duncan

L'INFERNAL COMÉDIE de Mike Resnick
- Paradis
- Purgatoire
- Enfer

LE CERCLE de Bernard Minier

LES NAINS DE LA MORT de Jonathan Coe

mardi 24 juin 2014

Ground Control to Major Tom

Coucou les filles. Certains acteurs bénéficient d'un capital sympathie, en ce qui me concerne, à la volée, Georges Clooney, Robert Redford, Susan Sarandon, Meg Ryan, Gérard Depardieu ...

[un intrus s'est glissé parmi ces noms, sauras-tu le retrouver namibloguiste ?]

Et cela indépendamment du talent réel ou supposé des bénéficiaire de cet à priori positif. j'm'dis, peut-être à tort, elle/il doit être sympa.

Et quelquefois, pitit et humble miracle, un film vient conforter ce sentiment.

Ben Stiller est aussi dans ce cas. 

J'avais bien aimé son premier film TONNERRE SOUS LES TROPIQUE. Je m'étais bien marré, plaisir coupable. Mais j'ai préféré le second : LA VIE RÊVÉE DE WALTER MITTY. 

Or donc Walter Mitty est responsable des négatifs photos du magazine LIFE. Magazine qui va bientôt fermer et se convertir en merdouille en ligne, avec les charrettes qui vont avec. 

Mais Walter a un problème plus important : il est amoureux de sa récente collègue Cheryl. Il ne sait comment attirer son attention. Sauf dans ses rêves éveillés, Walter déconnecte souvent et s'invente des aventures extraordinaires. 

Cependant,  quand le négatif 25 du grand photo reporter Sean O'Donnel est manquant, Walter va devoir vivre réellement l'aventure de sa vie pour mettre la main dessus.

Ce n'est pas LE film du siècle les aminches. Un film imparfait mais dont les imperfections relèvent le charme. L'on sent que Ben patine un peu au début entre les déconnades Farrelyesques dont il est coutumier et la fable qu'il veut nous livrer. Et c'est quand il bascule réellement dans cette dernière que le film plaît réellement.

En outre le casting est sans faute de goût. Entre le plaisir de revoir Shirley McLaine dans le rôle de maman Mitty, celui toujours intact de voir Sean Penn nous faire son numéro de baroudeur buriné, Ben a eu l'élégance de nous épargner la bimbo plus jeune d'une quinzaine d'années mais une femme charmante et craquante.

Qu'ils sont meuugnoons...
Que dire de plus? Un film qui rend hommage à la presse papier face au tout numérique, un film qui donne le sourire et une BO fort sympatoche qui colle aux images parfois somptueuses des voyages de Walter Mitty... 

Good job Ben...

Enfin un film qui prône SPACE ODDITY de Bowie (peut-être la plus belle chanson jamais composée...) comme leçon de vie ne peut pas être tout à fait mauvais.



dimanche 22 juin 2014

Tyrion et les autres




ALERTUM !!!! 




TOUS LES SIGNAUX SONT AU ROUGE !!! 

C'est un piège ! (si tu vas plus loin jeune ingénu(e) sans voir vu la fin...)

DEFCON 1254351 !!!!! ÇA VA SPOILER SA MISÈRE !!!!

Rigoureusement interdit à ce(ux)lles qui ne connaissent pas le dénouement de la saison 4 du trône de Fer.

Je ne plaisante pas

Bon... Ahem... Après cette mise en garde toute en subtilité, si nous faisions le bilan, de cette saison 4 de GOT les filles ?

Bon commençons par digresser. Saison 3 de HOMELAND? dernier épisode, dernière scène : Carrie rajoute une étoile au marqueur sur le mur commémorant les agents secrets de la CIA tombé au champs d'honneur. En voyant cela, on se dit "Mais bien sûr, et les mecs préposés au caméras de surveillance vont te laisser faire ma poulette".

Problème, les aminches.... En effet plutôt que se laisser emporter par l'idée de la scène, on chipote, on renâcle. Quand on réfléchit trop à la vraisemblance d'une scène c'est que quelque chose s'est brisé entre la série et nous...



On range les dagues, couteaux, objets contondant etc... Rien de tel avec GOT, mais il y a quelque chose quand même... Un truc dans la péloche qui te bouloche...

Ainsi dernier épisode de cette saison 4, Stannis débarque avec quelques milliers de cavaliers (certes) pour encercler les sauvageons qui sont aux dernières nouvelles 100.000 avec géants et mammouths en option... Des sauvageons hein ! Non des mous du bides pétochards et remontés comme des bretelles en fusion (?) suite à des siècles d'humiliation... Argh... Un léger problème de crédibilité avec cette scène nan ? Je ne me laisse pas embarquer... 

Cette saison 4 de GOT est la plus faible de la série. Évidemment à l'aune de GOT, parce que face au tout venant, cela reste terrribbbble GOT mais suite à la phénoménale saison 3 , celle là est en dessous. Indéniablement.

Les show runners avaient décidé pour cette saison de changer la structure de la série et d'en casser le rythme immuable jusque là : gros bouleversement à l'épisode antépénultième ou avant dernier et finito sur une invite à se revoir l'année suivante... Nous la langue pendante " 'tin mais c'est quoi cette série"

Là ils ont disséminés les coups de théâtre tout au long de la saison : mort de Joffrey dès le deuxième épisode par exemple. 

Pourquoi pas ? Mais l'ensemble de cette saison se définit en quelque sorte par des creux entre chaque morceaux de bravoure. Et parfois, surtout dans la première moitié, on s'emmerde un brin. La Mère des Dragons, au hasard (un peu forcé) décide de faire une pause. Une bonne grosse pause. 


Voyons, où pourrais je m'arrêter, histoire de délayer un peu plus le bouzin..?
C'est certain que si elle décide de libérer chaque cité esclavagiste et de gérer le merdier ambiant subséquent, l'est pas arrivée Dada...

Et puis la fluidité les filles. Jusque là la fluidité de GOT entre les divers personnages, les différents chapitres, était proprement miraculeuse. Ça grince un peu plus, on est un peu dans le schéma suivant : 


Tyrion devant , les autres derrière !! certains vraiment loin...
Le grand ressort dramatique de cette saison est bien sûr le sort de Tyrion accusé d'avoir empoisonné l'ignoble Joffrey. 

C'est un peu surprenant que personne ne niant l'intelligence de Tyrion, on ne trouve pas la circonférence de la ficelle un peu hors norme : Tyrion empoisonneur du roi à son propre mariage, à deux pas de lui ? Certes son père voit là l'occasion d'effacer l'égarement génétique des Lannister Mais Cerseï, hum..? Un tel aveuglement chez une personne si lucide habituellement, force le respect. Certes, elle se débarrasse elle aussi d'un frère honni, mais la réelle assassin de son fils, mamie Tyrell a les nougats bien au chaud, peinard...

Bref, Tyrion nous tient en haleine, nous happe littéralement et Peter Dinklage son interprète n'y est pas pour rien, immense acteur qui nous livre une scène magistrale, une harangue poignante et amère à la fin de son procès, la plus belle scène de cette saison qui n'en manque pas. 



En revanche, les autres histoires sont un peu à la ramasse. Parfois de peu. Les Corbeaux face aux sauvageons : bien. Le siège de Château Noir est un bon moment, un épisode rondement mené. 

Arya et le Limier très bien. Arya est avec Tyrion mon personnage préféré et je suis convaincu que c'est l'une des (sinon LA) clé de GOT. La séquence où elle laisse mourir Le Limier comme un chien (quelle ironie...), quand elle lui refuse une mort rapide et propre est d'une belle intensité. 



Cette jeune actrice a beaucoup de talent.

Sensa et Littelfinger, mouais... Bran Stark (qu'est devenu le jeune Rickon au fait ?)... Bof. Et Schlingue alias Théon aux mains de l'infâme Ramsey Snow...


C'est la fête à la saucisse !!!
... Et bien on ne voit pas trop l'intérêt, un segment secondaire du plan de l'ami Georges ? Ouiwillsi...

Or donc si certains épisodes sont fameux telle la mort de Oberyn Martell


La Montagne ça vous gagne !

D'autres sont plus foireux. Quand la sœur de Théon investit le château de Ramsey pour libérer son frère ? 5 pov' gars égarés qui repartent fissa laissant Théon dans sa litière. 

Et Bran Stark trouvant (enfin!) sa Corneille aux trois yeux. Bon c'est aussi le Fantaisyphobe qui transpire, la mystique et la magie de GOT me parle moins. Je trouve ainsi que la scène des squelettes sortant de terre frôle le ridicule.


Sauvés (pas tous tchô Jojen) par les Minimoys !

Mais le plus grave à mes yeux c'est bien la mort de Tiwyn, rapidement évacuée. Tuer le père était inévitable mais cette scène est ratée. Après avoir étranglé Shae, deux flèches dans le bide et hop. 2 minutes chrono et finito. Ce qui devait être un sommet finit en jus de goyave...

 

Par curiosité, j'ai voulu vérifier ce que R Martin avait concocté dans ses pavés, voilà ce qu'il avait imaginé : 

En se faufilant par un passage secret entre deux murs, il découvre Shae dans le lit de son père. Elle essaie de l'amadouer avec ses mots doux, mais il la tue en l’étranglant avec son collier. Il se saisit d’une arbalète et trouve Tywin dans les latrines. Il l’interroge sur le sort de Tysha (le premier amour de Tyrion à peine évoqué dans la série et non développé) mais Tywin ne s’en souvient pas de prime abord. A force d'insister, Tyrion arrive à lui rafraîchir la mémoire. Défiant son fils, Tywin déclare qu'elle n'était qu'une "pute". Alors Tyrion lui décoche un carreau dans l'aine. Il voit alors pour la première fois son père perdre toute sa dignité, car mort de peur, ce dernier s'est conchié. Dans un ultime élan de cynisme, Tyrion se dit que finalement, son père "ne chie pas d'or". [La Garde de Nuit, l'encyclopédie]

Je parle évidemment sous l'oeil vigilant d'une amie (qui est la seule personne que je connaisse qui a lu les bouquin et qui est à jour !) qui ne manquera pas de me reprendre (elle adore ça...).

Bon vous me direz il y a peu de différence mais voir Tywin perdre sa dignité, supplier etc. Je ne sais pas je trouve que ça a plus de gueule que cette mise à mort Guillaumetellesque.

Sinon Lannister 2 - Stark 3. Les scores s'équilibrent. 

Mais mais les aminches, vous me direz, que de reproches ! Mais la force de GOT, c'est que malgré ses manquements (récents), elle emporte tout sur son passage et je serai 'videmment fidèle au poste l'année suivante mais je suis moins emballé cette fois ci.

Mais quand même hein, quelle addiction ! Quelle force obscure nous pousse à regarder GOT alors que l'on connait la fin ? Ben oui, comme le dit Jojo Martin :


Il s'est mis à la bière Gandalf !

lundi 16 juin 2014

Excitomètre 0 - Triste réalité 1


Bon les filles, la première série de mon top 10 perso des séries prometteuses la restera. Prometteuse. Sur le papier... Enfin papier disons plutôt carton pâte pour rester dans le ton. 

Or donc John Malkovitch incarne le sanguinaire Barbe Noire, le plus redoutable pirate du moment.

Il cherche à mettre la main sur un système révolutionnaire qui de loin ressemble à une grosse couscoussière bardée de chronomètre. Ce... heu... machin permet de connaître sa position exacte en mer et par là même donne un avantage décisif à celui qui le possède et sait d'en servir. 

Ni une ni deux ni trois, ni... Bref barbatruc s'empare du bateau qui est chargé de ramener ce... heu... truc à sa gracieuse Majesté britannique. Mais le médecin de bord du bateau attaqué détruit le... heu... bidule (c'est agaçant hein...) et se débarrasse de son concepteur. Va alors s’entamer un jeu chiantissime dangereux entre Barbe Noire et ce médecin qui est surtout un agent secret chargé de protéger la couscoussière mais aussi (et surtout) de tuer Barbe Noire. 

Voili les filles. C'est du résumé exhaustif, surtout que je n'ai vu que, allez, 20 minutes du pilote avant de décrocher. CROSSBONES est aussi palpitant qu'un match Willanders-Lendl des années 80.

Le casting ne sauve pas l'affaire. 

John Malkovitch dans le rôle d'Edward Teach nous fait son John de tous les jours, bouche cul de poule et voix doucereuse sensée suggérer la violence intrasèque du bonhomme. 

L'a surtout l'air de s'emmerder sévère John. On regrette du coup de ne pas voir Hugh Laurie (Dr House) un temps pressenti

En face on a son faire valoir. 

J't'le dis : James bond c'est rien qu'une fiotte !
Richard Coyle dans le rôle de l'agent 00... Tom Lowe. 

le médecin de bord qui a plus de sang froid qu’une armée de Spartiates sous Diazépam. A côté Léonidas n'est qu'un boy scout apeuré. La terreur censément diffusée à haute dose par Barbe Noire en prends un coup dans le carafon. 

Subtil tout cela les filles, spa ? Je ne vous parle pas du casting féminin réduit aux utilités...

Les décors ressemblent à un décors playmobil ripoliné à grand coup d'ordinateurs en réseau. Les visions de Barbe noire, revenants et fantômes venant le hanter ne sont pas piquées des gaufrettes...

Nan... Amère déception. 

Autant vous dire qu'on est à des années lumières de BLACK SAILS. Pas grave on oublie. THE LEFT OTHERS se profile déjà et j'ai tout VIKING à rattraper. 

Plutôt une bonne nouvelle en fait...

dimanche 15 juin 2014

Monstres et Cie

"- Ahem... Mesdamessieurs... 

(Tu es prêt Nutello, comme on a répété....)

- Mesdamessieurs bien le bonjour. Aujourd'hui, nous continuerons notre tour d'horizon des monstres dans la fiction...
- Excusez moi votre bloguerie ?
- Oui jeune stagiaire ?!
- Pourquoi Steve Tyler ?
- Parce qu'il me fait peur...


- Donc après avoir abordé : Les vampires
- Cake !
...
- Les tueurs en séries
- Cake !
!!!
- Les morts vivants ou zombis
- Cake !
- 'Tin Nutello, pourquoi tu cries Cake !
- Mais c'est vous votre bloguerie, vous m'avez dit de cocher et dire Cake !
- ... Check, Nutello, check et non cake. J'suis crevé moi"

Nous allons nous attarder un peu sur le cas du Lycanthrope ou plus vulgairement appelé Loup Garou 

Gueule de loup mais haleine de poney
Or donc les filles, je vous rappelle le principe, un loup garou vous griffe ou mord et omet de vous bouffer le foie et autres organes internes (très important  ça). Si vous survivez à cette charmante rencontre, à la prochaine pleine lune vous vous vous métamorphosez en Loup sur deux pattes. Affamé, extraordinairement affamé ! une dernière précision : le lycanthrope n'est pas végétarien.

Ah le loup garou... Plusieurs écoles s'affrontent, cela dit. les Loup garous humanoïdes genre LE LOUP GAROU DE LONDRES de John Landis, film brillant par ses effets spéciaux, la transformation est saisissante. Garanti sans image de synthèse...


Le film est un peu mou sinon, moyen hormis ce morceau de bravoure...

Vous z'avez aussi les loup garous lupus, carrément transformés en loups, sur 4 pattes et le regard insondable comme dans LA COMPAGNIE DES LOUPS, film de Neil Jordan, début des année 80, il me semble.

Ça va piquer un peu à la sortie...
Films intéressant, baroque et barré. Je dois avouer que mes souvenirs sont brumeux. 

Enfin il y la version minimaliste. 

Quelques poils, deux dents limées et hop un Jack Garou dans WOLF
Et en littérature me direz-vous, les aminches, haletant(e)s et frémissant(e)s. Et bien, moins de matières mais je voudrais vous parler de 


Michael Gallatin est un as de l'espionnage, un séducteur, mais surtout un loup-garou.

Capable de se transformer à la vitesse de l'éclair, de tuer silencieusement et avec une incroyable férocité, il a déjà donné un aperçu de ses talents en Afrique contre Rommel. 

Il doit maintenant s'acquitter de la plus dangereuse et de la plus délicate des missions : découvrir qui se cache derrière l'opération « Poing d Acier », le mieux gardé des plans secrets nazis.

Ah ah les filles, vous vous souvenez de cette collection Terreur Pocket qui fleure bon les années 90. 


J'ai adoré ce livre quand je l'ai lu, un plaisir de lecture quasi enfantin avec des rebondissement ras la timbale. Un peu comme si INDIANA JONES télescopait LES INGLORIOUS BASTERDS. Je ne l'ai pas relu depuis... Pas envie... Je préfère rester sur ma madeleine...

Mais surtout, surtout, dernièrement j'ai dévoré 


Jake Marlowe est le dernier de sa race. 

Pourchassé par des tueurs fanatiques qui ont juré de lui trancher la tête, protégé contre son gré par une organisation secrète désireuse de vivre au grand jour, Jake a décidé d'arrêter de fuir. 

La prochaine pleine lune sera sa dernière. «Va où tu peux, meurs où tu dois.» 

Mais pour le vieux loup-garou suicidaire et blasé, rien ne va se dérouler comme prévue. Par définition, l'amour est imprévisible.


Ce loup garou a une chance de pendu dupé que les vampire de TWILIGHT n'ont pas eu. Ce loup garou est passé par les synapses d'un réel écrivain. 

Glen Duncan nous narre les aventures d'un héros dépressif, fatigué de vivre, de se confronter jour après jour à sa culpabilité. Glen Duncan fait de son loup garou plus qu'une bête, une créature consciente de ses pulsions mais incapable d'y résister. Un DSK en plus velu en somme...

Blaguounette de bon goût à part, Jake Marlowe est un personnage attachant et terrible et Glen Duncan ...

Hey Bro...



... Alterne avec majesté les purs moments d'action et les introspections intimistes. Un très bon livre, surprenant. 



Il développe en outre toute une mythologie, un univers cohérent et jamais boursouflé. Les vampires sont dans la place par exemple. L'origine des loups garous est aussi évoquée.



Et si toutes les questions ne sont pas résolues à la fin de ce bon gros bouquin pas de panique, c'est une trilogie, ce que je viens d'apprendre avec ravissement. 





Voilou les aminches. 

Bon...

C'est copieux tout ça...

Tous ces monstres, anomalies de la nature. 

Tout ce sang...

Vous voulez une synthèse ? 

Réviser vos classiques ? 

Bien. J'ai ce qu'il vous faut. PENNY DREADFUL les filles, série américaine. Et là tout y est, les vampires, Frankenstein et son fiston rafistolé, Jack l'éventreur, Dorian gray et toutikiki...


Dans le Londres de l'époque Victorienne, Vanessa Ives, une jeune femme puissante aux pouvoirs hypnotiques, allie ses forces à celles d'Ethan, un garçon rebelle et violent aux allures de cowboy, et de Sir Malcolm, un vieil homme riche aux ressources inépuisables. 


Ensemble, ils combattent un ennemi inconnu, presque invisible, qui ne semble pas humain et qui massacre la population...



Bonne série, sympathique, qui procure un plaisir coupable. On sent bien que les créateurs ont plus d'ambition que de nous livrer une série gothique bien foutue mais il n'ont pas encore tout à fait les moyens de leur politique. 

Le casting s'en sort honorablement.




Eva Green se la joue anorexique possédée, yeux exorbités, voix éraillée et membres distordus. 

Elle en fait un poil trop mais c'est sans doute le rôle qui veut cela. En outre, le rôle de la séductrice dangereuse commence à lui coller aux souliers...





Timothy Dalton dans le rôle du vieux beau est aussi un brin convenu, père déchiré mais peu sympathique, il la joue patriarche ténébreux mais un peu lisse...




Le beau baby face Josh Hartnett est celui qui s'en sort le mieux. Il arrive vraiment à incarner cet amériacain mystérieux, pro de la gachette. Il instille doucement une énigme. Good job Josh...




PENNY DREADFUL n'est pas la série de l'année. Un peu bavarde, un poil empesée mais on se laisse prendre au charme de cette ambiance victorienne gothique post jack l'éventreur, avec même quelques jolies scènes et fulgurances. 

On a vu pire les aminches. Et vous avouerez que ces trois là ce ne sont pas des tronches de... 

"- Check !Votre bloguerie ! Check !
- 'Tiiiiiiiin !



samedi 14 juin 2014

Ploucland

Ah les aminches. J'ai une question pour vous : avez-vous déjà médit ? La médisance est chose bien répartie. J'avoue que je me suis déjà moqué des habitants des confins, Confleu sur Virzou, Gounache sur Trembouille, Villefranche de Lonchat etc. 

L'inverse est tout autant vrai, je suppose que les citadins en prennent plein les ratiches, snobs supposés ou avérés ou pire... BOBOS (tremble carcasse). Parisiens têtes de chien, éternelle rengaine...

Et ce n'est évidemment pas une particularité nationale, je peux vous dire que les Londoniens et les Mancuniens s'écharpent joyeusement. Si l'on en croit la City, le Yorkshire est un repère de consanguins chômeurs à moitié débiles. 

Nous on a la Creuse pour l'ennui abyssal et la Bretagne pour la consommation  forcenée d'alcool. Et tout ces clichés font le vivre ensemble d'un gentil et beau pays. 

Les Staaaaaaaates n'échappent pas à cette coutume. Et parfois le meilleur surgit du pire, un exemple ? FARGO des frères Coen, film jouissif qui exploita naguère cette veine du plouc enneigé.

On s'éclate au Minnesota
le Minnesota donc et la charmante bourgade de Fargo qui verra une furie de meurtre, l'humour chez les Coen est grinçant et noir de rouge...

En 2014, la chaîne FX [filiale de la Fox mais ô combien plus intéressante  qu'on en juge : SONS OF ANARCHY, JUSTIFIED, THE AMERICANS et NIP/TUCK et surtout THE SHIELD] décide de créer une série tirée du film des Coen.

En 2006, Lorne Malvo, tueur professionnel, arrive dans la ville de Bemidji, dans le Minnesota. Il va alors faire la connassance d'un commercial en assurance Lester Nygaard.

C'est le début d'un engrenage fatal et sanglant.

Mouais... me dis-je... A quoi bon ? 

Que du bon les filles ! 

FARGO 2014 est une bonne série, excellente même, avec une réalisation inventive et une construction qui frise le génie.

Démonstration 

en 

trois point :

  • La science du casting.
Les acteurs de FARGO sont tout simplement géniaux. Ils sont exactement à leur place. Tous, les principaux comme les second rôles savoureux. Tout d'abord on retrouve le multicarte, le détenteur du don d'ubiquité qui retourne  ton sloub : Martiiiiin "Je suis un homme libre !"

C'est moi Bilbo, c'est moi Watson...

Martin Freeman, Mesdamessieurs, dans le rôle de Lester Nygaard. Lester est un homme insignifiant, méprisé par sa femme, par son frère, par tout le monde. Il va inévitablement fondre les plombs et révéler des talents inattendus. Martin est impeccable, il maîtrise parfaitement le rôle de l'homme dépassé par les évènements mais qui, finalement, se surpasse et fait le job. Ex-ce-llent !

Bien sûr, il y a aussi Lorne Malvo, celui par qui le malheur arrive. 

Billy Bob en majesté...

Billy Bob Thorton a déjà joué pour les Cohen, THE BARBER (barbant). Là il joue le méchant de service, coupe au bol de rigueur. Cette coupe au bol, je ne peux pas m’empêcher d'y voir un hommage à Anton Chigurh. Qui ça ?

Javier Bardem est un génie !

Le tueur psychopathe de NO COUNTRY FOR OLD MEN. Bon Billy Bob n'atteint pas le niveau de flippage absolument phénoménal de Javier, mais il est excellent dans l'onctueux salopard. Lorne Malve est le genre qui ne peux s'empêcher de faire la mal, c'est plus fort que lui, il est de plus diaboliquement intelligent. Vaut mieux éviter de l'avoir comme ennemi, comme ami, comme vague connaissance  voire le croiser ou lui parler au téléphone.

Enfin la flic avançant lentement mais inexorablement : 

Allison Tolman est l'adjointe Molly Solverson
Allison toman est moins connue mais pas moins juste. On tremble un peu au début qu'elle ne soit qu'une pale copie de Frances MacDormand du film mais petit à petit elle instille sa petite musique. Son entêtement, son courage et son intelligence font de de Molly Solverson un personnage attachant.

Tous les acteurs sont justes, une orgie de diapason. Un casting pile poil. 
  • Une construction diabolique.
FARGO est un série précise qui se permet des échappées, des loufoqueries mais qui ressemble à une tragédie grecque en sens que l’inéluctabilité des vies de ce coin perdu débouchera sur une tragédie. On le subodore et on s'en régale. 

Néanmoins FARGO est souvent drôle, on est plus proches de Tarantino pour les dialogues absurdes, d'Elmore Léonard pour les personnages déjantés  et l'on retrouve les Coen pour les saynètes venues de nulle part mais qui trouvent leurs places dans ce brillant mécano. 

Ainsi les scènes pré-génériques sont autant d'exemples délicieux de mon propos.

  • Une réalisation soignée.
Enfin FARGO est très bien tournée. Depuis HOUSE OF CARDS, je trouve que c'est l'une des séries les plus inventive en matière de mise en scène. 

Deux séquences sont particulièrement saisissantes, deux fusillades, une pendant une tempête de neige, noir c'est blanc, vraiment saisissante. Une autre dans un immeuble filmée de l'extérieur, l'on suit le tueur fenêtre par fenêtre au son des coups de feu. Vraiment génial. 




Vous l'aurez compris les aminches une foutue bonne série. Vous avez aimé le film, vous adorerez la série. Vous n'avez pas vu le film, vous adorerez la série. 

Vous n'avez pas aimé le film...

Hum..?

Vous n'avez pas aimé le film ?

Sérieux ?

mardi 10 juin 2014

A l'anglaise


Flûte, zut, caca boudin et merdum les aminches. Un sujet bien trop vaste pour votre serviteur.

J'ai en effet une addiction certaine pour la perfide Albion. Bon à part une légère antipathie envers DOWTON ABBEY et une incompréhension amusée face à leur amour de leur monarchie... C'est vrai quoi, nous on a la décence de l'élire notre monarque...

Sinon, voyons voir : 

- la musique ? Les Anglais l'emportent et largement
- Le cinéma ? plus serré, mais les Rosbeefs, aux points.
- la littérature ? Pff.... Devons nous vraiment en discuter, on va se faire du mal.
- l'humour ? Les Grosses têtes face aux Monthy Pythons ("Et Benny Hill votre bloguerie ? Ta gueule Granolo !!!)  
- Les Séries ?

Ha les cons, bon faut arrêter la déconne là !
Bref. Vous l'aurez compris, je kiffe (comme ne disent plus les jeunes et disent ceux qui ne sont pas au courant) la culture anglaise. Or donc, il faut que je limite mon champs d'étude. 

Là où la distance est la plus grande et la comparaison la moins flatteuse : la littérature et les séries. 

Bon, cela dit cela reste immense et l'ampleur de la tâche me laisse perplexe. Quel auteur choisir ? Lodge ? Zadie Smith ? John Le Carré ?. Je laisse donc filer mon doigt sur mes rayonnages et le sort en décide ce sera Coe. Jonathan Coe. 

'Videmment, c'est un peu biaisé vu que le nombre de volumes de cet auteur est plus important que d'autres. La statistique joue en sa faveur.

Mais je ne vais pas chroniquer tout Coe, enfin tous ceux que j'ai lus. j'ai une vie moi... 

Bon...

Jonathan Coe, pas le petit nouveau de l'année mais c'est le jeu. Jojo est un auteur anglais jusqu'au bout des ongles. Si une microscopique poussière se posait sur l'une de ses terminaisons kératinées, elle serait britannique. 

Salut Jojo
J'adore Coe. Un détail est que je me refuse de lire Coe sur la liseuse, je veux avoir ses livres. Coe est aux Anglais ce que Carrère est aux Français : un immense écrivain. Comment pourrais-je occulter son oeuvre la plus connue : 

Le narrateur, Michael Owen, a été chargé par Tabitha Winshow, une vieille femme à l'esprit dérangé, d'écrire l'histoire de sa famille.

Tabitha, Godfrey, Lawrence et Rebecca sont frères et sœurs. Lors d'une mission pendant la guerre, Godfrey, le préféré de Tabitha, disparaît. 

Profondément bouleversée, celle-ci accuse Lawrence, l'aîné, d'être l'instigateur de cette mort. Résultat, Tabitha se retrouve enfermée dans un asile ! On lui accordera sa première permission dix-neuf ans plus tard. 

Une décision "qui allait bientôt se révéler malheureuse. Car, cette nuit-là, la mort visita de nouveau Winshaw Towers"

Génialement britannique. Cette saga familiale nous emporte dans une critique acerbe des médias, du capitalisme, de la politique sur un rythme effréné mais jamais frénétique. Cela se lit comme un thriller, un réel suspense policier s'installe. Et un style les filles, un style ! Coe est un grand styliste mais qui ne sacrifie jamais son histoire. Du reste, il ne sacrifie jamais rien. TESTAMENT A L'ANGLAISE est un sommet de drôlerie britannique, c'est fin, profond et un twist final qui retourne ta crêpe et la nappe de chocolat chaud !

Plus récemment j'ai lu, la gorge serrée.

Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. 

S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. 

Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences?

Poignant Mesdamessieurs, l'un des romans les plus beaux et mélancoliques que j'ai lus.

Tout Coe est là, sa virtuosité, son art unique de mêler les histoires, de nous livrer des rebondissements qui nous laissent sur le flanc. Ce livre sur les coïncidences qui font vaciller nos existences interroge, et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à nos vies ? Tout simplement magnifique...

Énervant ces anglais, et niveau série là ils nous enfoncent carrément.

Les séries françaises sont à terre...
Bon là aussi l'étendue quasi infinie du catalogue de séries de qualités produites outre manche colle un 'tin de vertige. J'en ai du reste chroniqué quelques unes : SHERLOCK, IN THE FLESH...

Je voudrais vous parler de  



BLACK MIRROR est une série particulière en ceci qu'elle n'a pas de héros bien défini ni de casting fixe. Chaque épisode développe une histoire indépendante. Un point commun tout de même une critique virulente et saignante des réseaux sociaux, internet et surtout surtout, ce que l'on en fait. Notre compulsion irrémédiable à tout visionner, tout savoir, tout maîtriser, tout acheter, devenir une staaaaaaar...

Très très bonne série, fine, intelligente. Chaque saison (2 au compteur) ne comptent que 3 petits épisodes. Bien sûr au vu du dispositif, le danger est que ce soit inégal. Au vu de la saison 1, c'est inégal c'est vrai, cela varie du très bon à l'excellent... 


Le premier épisode voit la petite chérie des anglais, la princesse  Lady Di en plus jeune, plus sympa, plus canon se faire kidnapper. Les ravisseurs n'ont qu'une exigence et une seule pour la laisser en vie. 

Ça commence fort BLACK MIRROR. Viva Youtube et nous qui regardons. Vous vous poserez surement quelques questions en visionnant ce petit bijou. Questions quelques peu gênantes... 


Le sommet de cette saison 1 que ce deuxième volet. 

Dans un futur (proche ?) terriblement crédible, la richesse se mesure à l'espace dans lequel on vit et le silence que l'on peut acheter. 

On y voit de jeunes forçats pédaler toute la journée pour accumuler des points. Ces points te permettent d'acheter de la nourriture mais aussi de zapper les publicités qui s'affichent sur les murs de la cellule qui te sert d'appart.   Tu n'as pas une télé, tu vis dedans. Et quand la pub décérébrée te hurlent dans les cages à miel, pouvoir appuyer sur "mute" n'a pas de prix. Heu si en fait. 

Tout a un prix. 

Le Graal dans cette société est d'accumuler 15000 points qui te permet de participer à l'émission "Incroyable talent", "X factor" version 2.0, foire à l’humiliation, voire pire, bien pire. 

Là les aminches, ça nous scotche, c'est puissant et très bien écrit. Foutrement réaliste aussi, la logique télévisuelle nous y entraîne tout doucement et inexorablement... Un petit film maîtrisé de bout en bout, avec un Rupert Everett déchaîné... De la balle les filles, qui claque !


Le troisième de la saison, le plus faible à mon sens, m'enfin tout est relatif... Parce que cela reste à 100000000000 coudées d'un téléfilm réalisto-sociétal d'un mercredi soir sur France 2. 

Toujours dans pas trop longtemps mais pas tout de suite quand même, nous pourrons nous implanter une puce mémorielle et revivre nos souvenirs à volonté. Plus de droit à l'oubli, plus de souvenirs réarrangés, améliorés. En outre la précision de ces puces est démoniaque  on peut zoomer sur un détail, détail qui flingue généralement...

Le plus faible, dans l'interprétation surtout, en fait ça vient surement de la VF, catastrophique ! On dirait un doublage d'une pov' télé réalité canadienne. Sinon une idée bien flippante que ces puces. Séduisantes à priori mais terribles, le droit au bonheur, les petits mensonges (sans parler des gros) qui nous font vivre en société, on oublie... Bref, un épisode qui te colle un 'tit filet d'air froid dans le dos. Comme une coulée de sueur qui se glace.

Bon les aminches, vous l'aurez compris, God save The Queen, m'en fous, mais surtout qu'il nous garde le MOOOJJOOOO baby :