mercredi 28 mai 2014

Elle court, elle court....

... La playlist.

je crois que je suis en manques de notes les filles. 

En parlant de filles: écoutez Valérie June les aminches : 


C'est vraiment un enchantement pour les 'tites cages à miel..!


lundi 26 mai 2014

Playlist

Soul... C'est Blues !


de Paolo Nutini.

Excellent !!!

IRON SKY en live : 


mercredi 21 mai 2014

Exictomètre

"Gouverner c'est prévoir" comme dit l'autre... 

Ouais et planifier ses séries c'est important aussi. 

Or donc Mesdamessieurs, quelques séries excitantes prévues entre là bientôt et dans pas tout de suite du tout. 

Seul bémol, ce ne sont que des séries américaines, je ne me suis pas penché sur les Anglaises, Nordiques, Françaises et Allemandes*.
*2 intrus se sont glissés dans cette liste, sauras-tu les retrouver ?

Dans l'ordre croissant de mon excitomètre interne : 

GOTHAM

La vie avant Batman... Les débuts de Jim Gordon qui croisera Bruce Wayne, Le Pingouin, Catwoman etc.

Le trauma AGENTS OF SHIELD est passé par là et explique cette dernière place. 

Excitant sur le papier mais si on n'y met pas les moyens, une équipe de scénariste motivés et des acteurs adeptes des expressions multifaciales... On va à la cata !

Mais l'univers est suffisamment intense et ma comicsophilie prégnante pour accorder une chance à cette série.


WAYWARD PINES

Ethan Burke, l'un des meilleurs agents des Services Secrets du Bureau de Seattle, est envoyé en mission dans la charmante petite ville de Wayward Pines. Il doit enquêter sur la mystérieuse disparition de deux agents fédéraux : l'Agent Bill Evans et l'Agent Kate Hewson, son ancienne partenaire et surtout la femme qui a failli détruire son mariage. Alors qu'il s'approche de la ville, Ethan a un accident. A son réveil, ses souvenirs sont intacts mais il réalise qu'il n'a plus aucun moyen d'entrer en contact avec le monde extérieur. Son téléphone, son portefeuille, son argent et sa carte d'identité ont disparu et il commence à prendre conscience que la petite Wayward Pines n'est pas aussi lisse et parfaite qu'il n'y paraît...

Bon les filles, là on a du lourd, enfin du lourdaud, cette série est en effet supervisée par M Night Shyamalan qui enchaîne consciencieusement les bonnes grosses bousasses depuis son SIXIEME SENS.

C'est sûr, on trouve Matt Dillon au casting, bon acteur. Mais le trailer insiste fortement sur "hé les filles, z'avez entendu parler de Twin Peaks ? Hum ..? Ça vous dit quelque chose ?"


Si la bride est mise à Shasha, si le tout ne part pas en beignet, pourquoi pas ?

CONSTANTINE

Les aventures de John Constantine, extralucide anticonformiste et torturé,  à la poursuite des anges et des démons qui hantent les rues de New York. Accompagné de Liv Parson, une jeune femme dont il a bien connu le père et qui a hérité de son don pour voir les morts, il essaye de faire régner la paix là où le mal veut s'installer...

Oui, un comics, encore... Moins connu que le héros de Bob Kane, donc moins d'attentes par conséquent une déception potentiellement moins déflagrante. 

S'ils ne nous font pas un ersatz de SUPERNATURAL (restera pas grand chose) et si le budget effet spéciaux est un peu plus conséquent que la fête annuelle de l'amicale pétanquiste de Conflou sur Virons, on pourra se caler devant un divertissement de qualité sans prise de tête à la ARROW


GALAVANT

Le Prince Galavant, héros des contes de fées toujours prêt à défendre la veuve et l’orphelin, est en guerre contre l'affreux Roi Richard qui lui a volé l'amour de sa vie, Madalena. Pour la retrouver, il doit traverser les royaumes, combattre des dragons, déjouer les pièges de son ennemi juré.. et chanter !

Une comédie musicale au temps des chevaliers. Le pitch le plus con de l'année, assurément. Mais c'est là sa force, c'est tellement con que ça pourrait marcher et qu'on pourrait se marrer en savourant sa honte : 


EXTANT 

Après avoir passé un an dans l'espace, où elle a vécu une expérience intense, l'astronaute Molly Watts tente de reprendre une vie normale auprès de sa famille composée de son mari, John, un scientifique surdoué, et Ethan, leur fils, un petit garçon pas comme les autres. En effet, celui-ci n'est pas le fruit naturel de leur union, vu que Molly est stérile : il a été conçu par son père comme le premier prototype d'une future lignée de "Humanichs", des "robots humains". Mais le retour de Molly va justement avoir des conséquences dramatiques sur la planète entière et sur le destin de l'humanité...

Ah, les séries de SF se font rares, les BONNES séries de SF ressemblent de plus en plus au Dodo

Oui j'ai disparu !
Subséquemment c'est avec une certaine appréhension teintée d'enthousiasme mesuré que je vois arriver cette série produite par Spielberg. Spielberg et la SF, pour le meilleur certes mais aussi pour le pire : TERRA NOVA au secours, AI INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ouch...

Halle Berry au casting, c'est déjà l'assurance d'une femme magnifique à l'écran. Allez au pire un bon divertissement au mieux une oeuvre profonde et originale..?


CROSSBONES

Les pirates les plus célèbres du monde fondent leur propre nation appelée sur l'île de New Providence, dans les Bahamas, la toute première démocratie des Amériques dirigée par Barbe Noire...

Ouais ouais les aminches, la compet' est lancée, CROSSBONES évitera-t'elle la ridicule comparaison avec BLACK SAILS, l'égalera-t'elle? la surpassera-t'elle (j'ai un peu de mal à l'envisager) ?

Déjà John malkovitch dans le rôle de Barbe Noire c'est assez excitant. A voir. Bientôt. Première diffusion le 30 mai.


THE STRAIN 

Lorsqu'un Boeing 777 atterrit à l'aéroport new yorkais JFK sans qu'aucun signe de vie n'en émane, Eph Goodweather, un scientifique spécialisé dans les épidémies et les attaques biologiques, est dépêché sur les lieux. A l'intérieur de l'avion, il découvre que tous les passagers sont morts, probablement tués par un étrange virus ou... un monstre non identifié. L'homme fait alors équipe avec un ancien professeur, survivant de l'Holocauste, Abraham Setrakian. Ensemble, ils constituent un petit groupe qui devient rapidement le dernier espoir pour la survie de la race humaine. Des vampires transforment en effet petit à petit la civilisation en un gigantesque buffet. Le sang coule à flots et rien ne semble pouvoir les arrêter...

Tiré de la série de romans co-écrits par Guillermo Del Toro, THE STRAIN  (LA LIGNEE en frenchie) est une des séries les plus attendus cette année. L'été sera chaud, je vous le souhaite... 

Interprété par le très bon Correy Stoll vu dans HOUSE OF CARDS, THE STRAIN sera -t'il le pendant vampirique de WD ? En tout cas l'ami Guillermo a beaucoup à sa faire pardonner depuis son déplorable PACIFIC RIM.


AQUARIUS

Dans les années 60, un sergent de police traque Charles Manson et sa famille avant qu'il ne commette le massacre de 1969. Le policier doit alors infiltrer le groupe du célèbre tueur...

David Duchovny nous a révélé un talent d'acteur inattendu avec son incarnation de Hank Moody dans CALIFORNICATION. Et si, à mon sens, la série s'essouffle à partir de la saison 3, il n'y est pour rien.

C'est donc avec plaisir qu'on le voit réapparaître dans cette série avec LE tueur en série. Très prometteur... un pari ? pas d'images disponibles, juste un ressenti.

THE LEFTOVERS

Que se passerait-il si 2% des êtres humains disparaissaient de la surface de la terre sans la moindre explication ? C'est à cette question que les habitants de la petite ville de Mapleton vont être confrontés lorsque nombre de leurs voisins, amis et amants s'évanouissent dans la nature le même jour d'automne.


Trois ans plus tard, la vie a repris son cours dans la bourgarde dépeuplée, mais rien n'est plus comme avant. Personne n'a oublié ce qui s'est passé ni ceux qui ont disparu. A l'approche des cérémonies de commémoration, le shérif Kevin Garvey est en état d'alerte maximale : des affrontements dangereux se préparent entre la population et un groupuscule aux revendications mystérieuses, comparable à une secte...

Le show runner de LOST aux manettes, ça sent la cougnette sidérale mais on est sur HBO, peut-être sera t'il cornaqué et évitera les sorties de routes. Un pitch à la 4400 mais un trailer intriguant : 


BATTLE CREEK

Dans le commissariat sous-équipé de Battle Creek dans le Michigan, le détective Russ Agnew n'a pas bonne réputation. On dit qu'il est méchant, insensible. Personne ne veut faire équipe avec lui. Personne jusqu'à ce que Milton Chamberlain, un agent du FBI qui vient tout juste de débarquer pour prêter main forte à l'équipe de bras cassés, le choisisse, lui, comme partenaire. Leurs visions très différentes de la vie ne vont pas faciliter leur entente, mais leur complémentarité ne peut qu'être un atout pour nettoyer efficacement les rues de la petite ville...

Ok, ce n'est pas le pitch le plus original de la décennie. Mais cette série est le fruit de la collaboration de David Shore et Vince Gilligan. Qui ça ?

David Shore pour HOUSE et Vince Gilligan pour BREAKING BAD

Soit le créateur de l'une des plus brillantes séries de Network de ces dernières années et celui qui a enfanté Heisenberg.


Totalement à l'aveugle les gars. Aucun visuel n'est disponible mais franchement avec ces deux là...

Bon voilou les aminches. On se tient au courant...

lundi 19 mai 2014

Breaking thrones



Bon les filles ce post je comptais l'intituler "Fuck à fuck la fantaisy III". En effet, j'envisageais de déclamer dans un long chant mon admiration de GAME OF THRONES. 

Et puis...

... Je regarde la saison 4 de GOT. Et comment dire, je sens un léger désappointement prendre racine en moi...

Je m'explique. Et je parenthèse. 

Une namie de moi me demandait pourquoi je ne chroniquais pas BREAKING BAD. A quoi bon ? Tout d'abord BREAKING BAD est terminée. Et que dire à part que cette série est juste extraordinaire. Une oeuvre en soi. Hormis la saison 1 un poil ras en dessous des autres, les saisons se suivent et se surpassent les unes les autres jusqu'au final explosif, déchirant et poignant. 

Voilà...

Bon. GOT c'est un peu pareil, en plus consensuel encore. Je connais plus de personnes qui n'ont pas accroché à BREAKING BAD qu'à GOT. C'est LA série qui réunit les collègues autour de la machine à café, celle que l'on adore, que l'on regarde amicalement mais que l'on ne peut pas tout à fait détester...

Je crois que les showrunners ont conscience de ce problème.Il faut qu'une série clashe et divise un peu m'enfin ! On en est là en ces nouveaux temps. Oubliez le mal de dos, le mal du siècle c'est ce putain de buzz.

Donc on nous rajouterait jusqu'à plus faim du sexe et de la violence. C'est même la polémique (en carton) du moment. GOT en fait trop sur la tripaille et les culs à l'air. Bon, le ratio cul féminin / fesses masculines doit être de 1/1178. Ok, c'est un argument. Kit Harrington interprétant Jon Snow a même déclaré qu'il fallait équilibrer tout cela. Courageux le Kiki ? Mouais quand on sait qu'il est doublé dans les scènes sulfureuses...

Où cela nous mène me direz vous. A cette question : GOT est-elle une série misogyne ? Hormis le fait que de nombreuses femmes et hommes regardent GOT avec plaisir et ne se sont pas vraiment posé la question ? Oui mais des esprits éclairés se la posent cette question et y répondent. 

Je trouve cela, comment dire, complètement con. GOT donne à voir des rôles féminins forts : Cerseï reine régente que d'aucuns traitent de fieffée garce (faut dire qu'entre son papounet et son fils aîné (exemple parfait des dangers de la consanguinité)...  mais admireraient plus certainement son sens de la stratégie et son implacabilité si elle était pourvue de testicules.

Qui pourrait je bien faire exécuter aujourd'hui ?
Mais GOT n'est pour rien dans cette vision des choses, plus sûrement notre formatage millénaire mais c'est là un autre débat. 

Et Sensa Stark, que l'on pourrait définir cruche mais qui survit envers et contre tout, Arya sa petite soeur qui murit sa vengeance, Daenérys la mère des dragons, Brienne grande guerrière etc.

En fait cette polémique sur une misogynie supposée vient surtout de... 



Passe ton chemin jeune imprudent(e), des moments clés vont être dévoilés et pourraient bien pourrir ta journée




... De la scène de viol présente dans l'épisode 3. Cerseï veille le corps de son sociopathe de fils . 


Juste avant la scène polémique...
Jaime la prend de force devant le cadavre de Joffrey.

Un viol. Consenti selon DB Weiss, co-créateur de la série qui parle de l'une de ses scènes préférées.

Mouais... Le côté consentement n'est pas d'une évidence éclatante. Admettons. Ça fleure bon quand même le rétropédalage foireux cette affirmation de l'ami Weiss. On dirait un écolier pris en faute assumant crânement sa connerie "Ouais j'ai doublé au Self et alors ?"

D'ailleurs si c'était une scène clé elle serait exploitée nan ? Et pour l'instant cette fameuse scène n'a aucune répercussion sur la trame narrative, comme si elle n'avait jamais eu lieu. Cette séquence en fait, et c'est bien là le plus gênant, va a l'encontre de la logique scénaristique de GOT : Jaime en pleine rédemption, en pleine maturation vers un caractère plus complexe s'offre un dernier coup avec sa 'tite soeur ?! 

Bof... Nan ? Mais chaque scène doit-elle faire sens ? GOT est une série chorale, la multiplication des personnages entraîne fatalement pléthores de scènes et certaines sont moins profondes, percutantes, c'est le jeu ma pauvre Lucette....

En fait le plus problématique est le rythme de cette saison 4. 

Jusqu'à présent GOT répondait au schéma suivant : 

- On fait monter doucement la pression
- On te claque l'épisode qui tue 2 ou 3 épisodes avant la fin : 

  1. la décapitation de Ned Starck
  2. la bataille de la Néra
  3. les noces pourpres
- Puis 2, 3 épisodes pour conclure non pas sur un cliffhanger usuel mais plutôt une invitation.

Cette structure est chamboulée et les moments forts sont disséminés dans la saison, ainsi l'affreux Joffrey est tué dès l'épisode 2. 

Pourquoi pas ? Une saison en dents de scie. Mais les creux sont vraiment creux, on sent un peu plus de laborieux que d'habitude. Daenerys fait halte et retarde d'autant plus la bataille finale par exemple. Ça délaye. 

Entendons nous bien, la baisse de rythme se juge à l'aune de GOT, on reste 1000 coudées au dessus d'un épisode standard du tout venant. 

De plus, il faut compter avec la leçon n° 4 : 



Les épisodes 6 et 7 sont d'ailleurs haletants et puissants. Je trouve même que le final de l'épisode 6, monologue rageur et poignant de Tyrion est plus intense que la mort de Joffrey :


Un beau numéro d'acteur. Tyrion est grand et Peter Dinklage est son prophète.

Le plus beau personnage de GOT n'est pas une accorte demoiselle aux seins hauts et fiers, ni un musculeux aux abdos saillants et huilés mais un homme haut comme trois pommes, à l'intelligence aiguë. 

Rien que pour cela...

mercredi 14 mai 2014

Graalovely !!

Ah les aminches... Enfin ! 

Depuis fort longtemps, je cherchais un livre, le premier de quatre. J'ai écumé les librairies, les bouquineries, les forums pour le télécharger sur la liseuse.

Nada.

J'ai bien dû m'y résoudre. 

Pactiser avec le diable.

Certains prétendent que l'enfer sur Terre ressemble à un concert de Christophe Maé. A une déambulation dans un magasin Ikéa un samedi après midi (bien suivre le sens de la visite c'est important).

un entrepôt Amazon pourrait bien faire le deal également. 

Tant pis, mon âme est soldée, ma carte bleue débitée et mon paquet livré : 

Le Graal, les filles !
 Gueldiguiou !!!!

Les 100 premières pages laissent présager un sommet. 

Vous tient au courant Mesdamessieurs.

Mais là faut que j'file, j'ai de la lecture avec Neil Young en fond sonore.  

Le paradis sur terre ?

mardi 13 mai 2014

Ken Loach chez les zombis.

Kieran est un jeune britannique, un peu malingre, le teint maladif, qui est poursuivi par de terribles cauchemars : il se rêve tueur et cannibale. 

Le problème de Kieran c'est que ce ne sont pas des cauchemars. 

Ce sont des souvenirs. 

De sa vie d'avant. 

Quand il était un mort vivant.


"Oh nan ..! Pas les Zombis..! Encore..."

Yep. 

Ben quoi ? Comment ça un manque d'originalité ? Ah meuh nan, z'y êtes pas, padutoo !

Bon imaginez, z'êtes un zombi. peinard. Votre truc c'est bouffer la cervelle, le foie ou tout autre mets comestible encore vivant. Vous aimez la viande saignante, voire bleue. Plus steak tartare que barbecue avec les potes.

Mais surtout, surtout : Zéro prise de tête. Un problème au taf, plus de taf. Bon plus d'amour nan plus vous me direz mais comme vous avez la conscience d'une amibe, qu'est ce peut bien faire hum..? 

Maintenant imaginez un peu plus loin. Imaginez que l'on vous ramène à la conscience. Que l'on vous guérisse. Que l'on vous dézombifie. Avec tous vos souvenirs. Y compris les actes conte natures commis quand vous aviez le cerveau sur off...

Voilà la problématique de l'épatante série anglaise : 


Le monde a subi une invasion zombie mais on a trouvé un traitement. On peut soigner les Partiellement Décédés, comme on les surnomme dans cet affreux jargon administratif qui caractérise nos riantes sociétés occidentales.

Et on peut les rendre à leurs familles

Kieran bénéficie de ces piqûres qui lui équilibre le cortex et l'empêche de redevenir un saletype comme la HVF appelaient les zombis. Qu'est ce que la HVF ? La Human Volontary Forces. Des milices spontanées du temps de la grande invasion quand les cimetières ont connu un exode dévastateur. Ces miliciens ont mené le combat contre les zombis et ils ne croient pas à leur guérison. Un zombi reste un zombi. Point. Et puis bon, la milice c'est sympa, pas facile de rendre les armes quand on était le roi de son petit fief, habitué aux passes droits... 

Vous l'aurez compris, on est loin de WD. C'est plus subtil, plus politique et plus social. Les HVF veulent éliminer les soignés, ces derniers se disent que si c'est pour cela qu'on les a fait revenir... A quoi bon. Un mystérieux prophète surfe déjà sur cette colère latente. Sans compter la culpabilité écrasante des anciens zombis...

IN THE FLESH est une série politique, sociale, c'est bien simple, on dirait parfois du Ken Loach avec ses discussions enflammées. 

On dit bonjour à Steve Evets à droite. Acteur Loachien dans LOOKING FOR ERIC 
IN THE FLESH est également une série sensible et surprenante. 

Il n'y a pas à dire, ils sont doués ces anglais. 

Il n'y a qu'à voir BLACK MIRROR. 

Mais c'est une autre série. Et un autre post.

lundi 12 mai 2014

Playlist


Une bonne adresse : Le djam radio

Merci namiegwen...

Persévérance et dénouement...

Coucou les aminches. L'autre jour, je devisais gaiement avec mes stagiaires dévoués et l'un me demandait, l'air grave : 

"Comment faîtes-vous ô votre Bloguerie pour choisir si pertinemment vos lectures ? Comment faîtes vous ô seigneur de toutes choses ? COMMENT ?

On se calme jeune Nutello, bon... J'ai (encore) un aveu à faire : je ne suis pas si omniscient dans mes choix, il m'arrive de me planter. Le 4° de couverture si alléchant, un compagnonnage fidèle avec l'auteur, se révèlent parfois trompeur, mais j'ai un secret... Je n'insiste jamais. 

Je ne me suis jamais forcé à finir un livre depuis mes années de lycée. Au bout de 10, 20 ou 100 pages, je sens un léger ennui poindre, hop, dans la bibli, au fond, derrière les autres. 

Mais, mais... Certains livres échappent à cette règle d'airain. Une psychologie sommaire, des personnages taillés grossièrement dans du balsa, un style ampoulé ou télégraphique, un problème de rythme comme une partie de pingpong entre deux arthritiques jamaïcains ? Certes...

... Mais je veux savoir comment ça finit merdum ! 

Alors je m'accroche. Parfois ça vaut le coup, le dernier que j'ai lu dans le genre est UN AVION SANS ELLES de Michel Bussi, pas très bien écrit mais point trop mal non plus. Un dénouement que l'on voit venir certes mais qui réserve quand même son lots de surprises. 

Par tronque il arrive que... 


Un matin de janvier, Andreas Saint Loup, apothicaire de grand talent, découvre dans sa boutique une pièce qu'il avait oubliée... Il comprend alors que jadis vivait ici une personne qui a soudainement disparu de toutes les mémoires. 

L'Apothicaire, poursuivi par d'obscurs ennemis, accusé d'hérésie par le roi Philippe le Bel et l'Inquisiteur de France, décide de partir à la recherche de son propre passé, de Paris à Compostelle, jusqu'au mont Sinaï.

Bon, alors pour faire court, comment dire ? Comment refléter la vérité profonde de mon sentiment ?...

L'APOTHICAIRE, c'est nul. Pourtant j'avais bien aimé la série SÉRUM ('tite allitération c'est cadal). Un style téléphonique à La Musso ou Grisham, pisscopiste, mais une intrigue bien foutue, efficace comme les premières saisons de 24. 


Mais là,  catastroche ! D'un pitch alléchant, Loevenbruck nous pond un pavé boursouflé au dénouement à la mord moi le gnou si j'y suis ! 

Bon déjà le style... Henri a dû se dire qu'il fallait marquer le coup... L'intrigue se noue au Moyen Age tout de même... Un œil sur LE NOM DE LA ROSE, l'autre sur son dictionnaire du "parloyer françois des temps jadis", il nous assène ce genre de phrases :

« Il était de ces figures assurées, qui oncques n’exhibent la moindre faiblesse, qui ont réponse à toute chose et ne quittent en aucun cas le masque de leur sapience reconnue »

Diantre Messire, palsambleu... Ça fleure bon son médiéviste besogneux qui veut bien faire... 

Et puis plus loin, un magnifique "Et mon cul, c'est du poulet !" conclut en beauté un chapitre. Je n'invente rien. 

Sinon, on a à peu près tout le monde : le héros érudit, intelligent  sévère mais juste. Le jeune ingénu  apprenti, la jeune fille en fleur, le méchant très méchant et la putain au grand cœur. 

Ah la péripatéticienne des faubourgs, on dirait San Antonio revisitant un épisode de IL ÉTAIT UNE FOIS L'HOMME.

Le problème est que ces personnages sont peu incarnés, on s'en tapote légèrement la flûte de leur devenir mais là n'est pas l'important, le dénouement va nous récompenser de notre persévérance. 

Bon les filles c'est le moment de vous coller une  



Cela n'engage que moi et je m'en voudrais de vous priver d'un plaisir de lecture...

Bon, sûr de sûr ?

Or donc notre Saint Loup de péripéties en découvertes, ce qui donne l'occasion à Loevenbruck de nous en mettre plein la vue sur la vie quotidienne au moyen âge, les sectes de tout poil et toutes éruditions peu utiles au récit mais qui allonge le trait et grossit le pavé... Bref notre Saint Loup découvre au mont Sinaï qu'il existe un livre... Si tu le lis... Si tu le comprends aussi, faut pas déconner non plus. Ces conditions remplies tu disparais littéralement. Comme si tu n'avais jamais vécu, le cosmos est en quelque sorte réaménagé comme un espace Ikéa...

Bien bien. Et ? Rien. Quel intérêt ? On ne sait pas. La raison fondamentale de ce livre? Qui était la personne qui vivait chez Saint Loup qui a lu ce livre et qui s'est évaporé ? On ne sait pas. Saint Loup s'efface, nos deux jeunots font l'amuuur et rideau. 

Moi je dis à ce niveau de foutage de gueule c'est de la voltige... Il avait un avion à prendre Loevenbruck ? il y a une suite de prévue ? Nan ? Nan. Ha bon... 

Je me suis fait U. Pas grave ça arrive...

Plusieurs fois en plus. 


L'OMBRE DU SHRANDER raconte l'odyssée de trois histoires parallèles, enchevêtrées chapitre après chapitre. 

C’est d’abord (de nos jours) la fuite perpétuelle de Michael Kearney à laquelle le lecteur assiste, impuissant. Physicien fou, il travaille sur des expériences mathématiques qui aboutiront (sans qu’il le sache jamais) à la théorie du voyage spatial généralisé. Mais sa vie quotidienne est un cauchemar. Hanté et poursuivi sans cesse par une créature épouvantable (nommée “Shrander”, donc) à laquelle il a dérobé une étrange paire de dés, il mène une existence de tueur pour gagner du temps, chaque cadavre lui accordant un délai supplémentaire. De Londres à New York, ses retrouvailles avec Anna (son ex-femme) ne le mènent nulle part. L’échéance se rapproche, et Kearney doit un jour payer. Payer quoi ? Qui ? Et pour quelles obscures raisons ?

Ailleurs, beaucoup plus tard (en 2400, précisément), Seria Mau Gemlicher tente de redevenir elle-même en retrouvant son humanité. Amas de chair plus ou moins palpitante maintenue en vie dans une cuve spéciale, elle est le cerveau et le pilote du vaisseau White Cat, entité à la fois artificielle et humaine, construite à partir d’une technologie extraterrestre oubliée, exploitée sans aucune conscience par les humains qui en ont découvert les restes. Poursuivie par d’autres vaisseaux issus de la même technologie, hantée par ses rêves de petite fille, elle part à la recherche d’elle même et (peut-être) du seul homme à avoir jamais voyagé dans la bande de Kefahuchi (un amas d’étoiles, de trous noirs et d’autres saletés tellement denses que personne n’en est jamais revenu vivant). 


En parallèle, on suit la pathétique histoire d’Ed Chianese, ancienne gloire de l’exploration spatiale, désormais camé (on dit “ twink ”) jusqu’aux yeux via les rêves offerts par les citernes (on dit “ tank ”) dans lesquelles il survit, l’épine dorsale connectée à une réalité virtuelle, indifférent au sort du monde extérieur. Mais ce dernier le rattrape sous la forme de deux sœurs, très occupées à massacrer leur monde pour récupérer ce qu’Ed leur doit. Chianese finira oracle dans un cirque ambulant, avant de se confronter lui aussi à son propre Schrander... (Mais qu’est-ce que le Schrander ? un démon intérieur ? la quête de son individualité ? un cauchemar ? une rédemption ?)
Bien le merci à feu Le cafard Cosmique

Ça c'est du résumé qui claque les yeux. 

Je suis un grand lecteur de SF, MULLHOLLAND DRIVE est l'un de mes films préférés. Je ne suis donc pas contre perdre pied. Ne pas tout saisir, ne pas tout comprendre n'est pas rédhibitoire. Mais comme aurait dû se dire Silvio à la veille de son trente huitième lifting : il y a une limite à tout.

Ce n'est pas barré L'OMBRE DU SHRANDER, ni intriguant, ni dérangeant, juste illisible. 

Commençons par le style, 


"En cet instant, annoncèrent les mathématiques, nous résolvons l’équation de Schrödinger pour chaque point d’une matrice de dix dimensions spatiales sur quatre dimensions temporelles. Personne d’autre ne peut le faire"

Heu... Et bien c'est à dire que... Je suis censé dire un truc ?

Harrison nous balance ce genre de sentences à tout bout de chou, et à force... Ça pique un peu.


"Un peu plus tard, elle aligna sa vitesse sur celle de l’épave et se stabilisa tandis que les débris tournaient lentement autour d’elle : plaques de coque pliées, articles monolithiques de propulseurs dynaflux et ce qui ressemblait à des kilomètres d’un câble en lent déroulement"

Bon John, tu commences à franchement augmenter le volume de mes gonades...

Ce livre était annoncé comme LE livre, difficile à lire à cause de son contenu mais une oeuvre en soi. 

Au contraire, il s'agit d'un livre difficile à supporter à cause de son manque de contenu masqué par un style abscons. À la moitié du récit, l'histoire a à peine avancé. De plus, le lecteur est trimbalé entre trois personnages sans éclats. 

Intrigue mal définie, personnages brouillons et un univers SF qui ne semble servir que de décor de fond à une histoire sans histoire. On est loin, très loin de Iain Banks auquel on le compare parfois...

Il faut vraiment invoquer quelque force obscure pour finir ce bouquin.

Merdum ! je ne suis pas plus con qu'un autre !


Tout commentaire sera superflu, voire même désobligeant...
Bon je pourrais bien vous paffer une 




Sous la bande de Kefahuchi , sur un astéroïde perdu, trois objets vieillissent doucement : une paire de dés en os, un squelette humain complet et un vaisseau spatial abandonné. 

Voilà...

De dénouement il n'y a point. Je n'ai rien compris. LOST HIGHWAY de David Lynch est un hymne à la simplicité en comparaison, le TRACTATUS LOGICO-PHILOSOPHICUS de Ludwig Wittgeinstein un conte pour enfants...

Nan je vous le dis les filles, je devrais suivre ce précepte plus souvent : "la vie est bien trop courte pour qu'on s'encombre". 


lundi 5 mai 2014

Hit the Red Road

Bien le bonjour Mesdamessieurs. J'ai une confession à vous faire. Je dois avouer que mon emballement, certes modéré, concernant les séries TURN et RAY DONOVAN était injustifié. Ces deux séries, non exemptes de qualités, souffrent d'un manque de rythme qui me fait penser à une pluie fine un dimanche après midi. On s'emmerde un brin....

Mais namielocki m'a rappelé que j'avais une série en visuel : 

L'agent de police Harold Jensen a une vie bien remplie. Il est chargé des recherches d'un jeune étudiant disparu. Sur un plan plus personnel, il doit gérer le fondu de plomb de sa femme qui a les synapses qui font des noeuds. En outre sa fille aînée est amoureuse d'un délinquant indien juvénile. 
Pour arranger le tintouin, un colosse, bâti comme une armoire normande en bois massif revient au pays. De la même tribu que le jeune délinquant (c'est son demi frère) les Lénape. Il est là pour relancer le trafic de drogue de son papounet. 

La rencontre des deux va s'avérer conflictuelle


Et bien voilà... Une excellente série, courte, 6 épisodes au compteur, tendue comme un string trop juste. 

Cette série est porté par un grand réalisateur James Gray, roi du polar sombre et poisseux : LITTLE ODESSA, LA NUIT NOUS APPARTIENT, THE YARDS etc. James Gray qui a réalisé le pilote. Ce pilote pose le décors et campe les personnages, le tempo s'accélère par la suite. 

Et puis il y Khal Drogo. Mais si voyons : 


Ca vous revient ? GOT, tout ça, le barbare primesautier...

Bon là il a enfilé un tee shirt, coupé ses cheveux et on comprends ce qu'il dit mais c'est bien lui. 


Vous l'aurez deviné, Jason Momoa de son p'tit nom, n'incarne pas l'agent de police mais le dealer revenu au pays de son enfance pour alimenter les facs new-yorkaises voisines en pilules qui font rire. 

Et bien les filles, l'est pas mal du tout Momo (tu m'étonnes me disent certaines namies...). Je parle de son jeu d'acteur. Il joue pas mal du tout. il tend à prouver qu'il n'est pas qu'une montagne de muscles. Ah j'en ai lu certains qui tordent le pif en trouvant qu'il joue de son imposante stature. Et alors ? Jack Nicholson il ne joue pas de ses sourcils circonflexes et regard en dessous pitêtre ? Et Jim carrey de sa face caoutchoutée ? Je ne m'énerve pas Madeleine, j'explique aux gens merdum ! 

Bref... Certes Momo impose sa présence et sa carrure mais nous livre une prestation subtile, oui. 

Martin Henderson qui joue l'agent Harold Jensen est plus lisse, il fait le boulot, sans éclat mais sans faute de goût.


Et puis il y a sa femme. Et là, je convie Claire danes aka Carrie Mathison à regarder sa composition sobre et retenue. Oui on peut jouer une cintrée, une schizo sans verser des seaux de liquide lacrymal et un menton qui manque de partir en gaufrettes. Impeccable Julianne Nicholson dans le rôle de Jean Jensen. C'est bien elle la véritable clé de l'intrigue.


Je citais James Gray, et on sent bien là l'influence du polar noir classique avec en toile de fond le problème amérindien encore un peu sous exploité. 

Des personnages englués dans la fatalité, des alliances improbables, de la rédemption, une violence sèche et jamais gratuite. Et last but not least, le retour en majesté de Tom Sizemore dans le rôle du papounet pervers et fêlé, trogne du ciné américain qui s'était égaré dans la drogue et le cinéma bis porno de bas étage. 

Welcome back Tom

J’aime bien Tom. Je ne sais pas trop pourquoi... 


Or donc une série solide, beau boulot.


L'autre excellente surprise de cette année après BLACK SAILS 

Tentez The RED ROAD yeah ! pas vrai Drogonounet ?

Heu... je peux réfléchir ?